‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 181 sur 404 · I. 39 : - veternosis in arboribus taenias · texte numérisé non relu

I. 39 : - veternosis in arboribus taenias

s. Doutté, p. 136 ei suiv.

!l. IV. 180: combats rituels entre jeunes filles chez les Vuses el les Mar.hlyes, sur ir littoral de la petite Syrie.

in. //.' doctn ristiana, IV, 24, 33 : dans une rête, d'origine forl ancienne,

qui revenait tous les ans à date fixe el durait plusieurs jours (on l'appelait la

sion violente des maux logés dans les corps des combattants1.

C'est une opinion très répandue qu'on est maître de celui dont on possède l'image. Elle a vraisemblablement inspiré, à l'époque préhistorique, les auteurs des gravures rupestres : il est permis de croire que beaucoup de ces dessins ont été tracés pour mettre à la disposition des hommes les animaux qui v étaient représentés-; des paroles magiques, prononcées devant les images, pouvaient en compléter l'elïet.

L'animisme est, selon l'acception usuelle de ce ternie, la croyance à des esprits doués d'intelligence et de volonté, résidant d'une manière permanente ou temporaire dans des enveloppes matérielles, provoquant les phénomènes dont l'homme est témoin; êtres bienfaisants ou nuisibles, sur lesquels il convient d'agir par des procédés de contrainte ou de propitiation. Quelques documents de l'époque romaine, que nous aurons à étudier, nous font connaître, en différents lieux, des cultes des montagnes, des eaux, des arbres, qui témoignent plus ou moins nettement de superstitions animistes. Mais les peuples qui, aux temps historiques, ont pris pied en Berbérie ont pu contribuer à les propager : on sait l'importance des hauts lieux dans la religion phénicienne3; les Genii des sources, des rivières, des montagnes que mentionnent des inscriptions latines sont, au moins en apparence, des divinités romaines. Nous ne saurions dire non plus si le culte des pierres, prétendues demeures d'esprits puissants, a dans l'Afrique du Nord des origines très lointaines, car rien ne prouve qu'il ait existé avant la venue

Caterva), 1rs habitants de Caesareo (Gherchel), partagés en deux camps, se battaient ii coups de pierres. Saini Augustin les ni renoncer à cette coutume.

1. Doutté, Slerrâkech, p. 323-4; le môme, Magieel religion, p. 509.

2. Conf. Reinach, Cultes, mythes et religions, I, p. l2-'i ii suiv. (pour l'art qua ternaire d'Europe).

3. Maxii le Tyr [Dissert., VIII, 7) ntionne (avec des indications géographiques fantaisistes) un culte célébré par les Libyens occidentaux au monl Vtlas. Peut-être ce culte était-il proprement indigène.

244 LES TEMPS IMUMITIFS.

des Phéniciens'. Cette observation s'applique d'une manière générale au fétichisme, qui attribue un pouvoir protecteur soit à une force impersonnelle, sorte de fluide, soit à des esprits, enfermés dans des objets naturels ou fabriqués, dont on s'assure la possession Cependant il est probable que les hommes des temps préhistoriques regardaient comme des fétiches, et non comme de simples ornements, les objets dont ils composaient des colliers2.

Nous pouvons être un peu plus affirmatifs pour la zoolàtrie. Vers le début du Ve siècle de notre ère, saint Augustin attribuait aux Égyptiens seuls le culte des animaux3. Il y avait pourtant dans sa patrie des indigènes auxquels ce culte n'était pas étranger. Des vers écrits par Corippus au vi' siècle attestent que les Laguatan, peuplade de la Tripolitaine. adoraient (lutzil, né du dieu Ammon et d'une vache1; il s'incarnait dans un taureau, qu'on lâchait sur les ennemis au moment d'engager le combat '. Plus tard, au xi" siècle, El Bekii mentionne une tribu, habitant un pays montagneux dans le Sud du .Maine. qui adorait un bélier0. De nos jours, on observe chez les Berbères de traits de mœurs qui pourraient être interprétés comme de vagues indices d'une zoolàtrie primitive, ou tout au moins d'antiques alliances entre les bêtes et les hommes : égards par-

1. Notons qu'à Tamenlit, dans le Touat, en plein Sahara, on conserve encore un aérolithe, qui lui autrefois vénéré (Gautier, Sahara algérien, p. 253). Il s'agit sans doute d'un culte indigène. Mais nous ignorons s'il date d'une antiquité très reculée. Un passage de Quinte-Curce ilV. 7. 'j:li a pu faire croire qu'à l'oasis d'Amman, le dieu était adoré sous In rorme d'une pierre (voir II. Meltzer, dans Philologus, LX1II, 1904, p. 186 cl suiv.). Mais Vumbilicus que l'auteur latin prend pour le dieu csl probablement In chapelle qui contenait son image. — lies [races de l'adoration de pierres dressées se retrouvent dans les contes berbères : voir, par exemple, Masquoray, Bull, de correspondance africaine, III. 1885, p. 101, Mais ces légendes s'appliquent souvent a des pierres romaines.

Page 1