I. Hérod IV. 1 7J (conf. IV
L'. Hérodote, I V, I S-> i M n'.i d'ailleurs que des notions très vagues sur ces oasis).
:i. Voir p. 2 19.
i. Le palmier que l'un voit sur 1rs monnaies Frapi s par Carthage, depuis la
lin ilu \ ■■' siècl i le débul du ivVesl une arme parlante, qui s'explique par un
jeu de mots jrec, poïvi! signiflanl b la lois palmier cl Phénicien. Cela ne prouve pas, évidemment, que les Phéniciens aienl été les introducteurs de la e.ullure du palmier dans le Nord-Ouest de l'Afrique : le palmier, on l'a l.'iii remarquer, ne fructifie pas en Phénicie (Meltzer, I. c, I. p. 420).
CHAPITHE III
Nous ne savons à peu près rien sur l'état social des Africains primitifs. Les stations les plus anciennes paraissent n'avoir été occupées que par un petit nombre d'individus; mais nous ignorons si chacune d'elles servait de demeure à un groupe en quelque sorte autonome, ou si celui-ci n'était pas rattaché par des liens plus ou moins étroits à d'autres groupes du voisinage. Dès les temps néolithiques1, existent, nous l'avons dit2, de véritables villages, dont les habitants devaient former des sociétés distinctes.
Les textes grecs et latins qui, à partir du y'" siècle avant J.-C, donnent quelques renseignements sur les indigènes de la lierbérie nous montrent la famille constituée : famille dont l'homme, mari et père, est le chef3, où la femme esl tenue le
l. El même «1rs l'époque de l'industrie gétulienne, qui peut être, il esl vrai, en
partie contemporaine du développemenl de l'industrie néolithiq lans d'autres
régions de l'Afrique du Nord : voir p. IN7. a. '2.
3. Il y a des exceptions, sur lesquelles nous reviendrons : voir en particulier Hérodote, IV. 180. — Chez 1rs Touaregs qui vivenl actuellemenl dans le Sahara, la paternité n'esl pas légalemenl reconnue, la maternité l'es! seule: le^ enfants
dépendenl el héritent de leur :1e maternel, non de leur père (voir, entre
autres, Gautier, la Conquête du Sahara, p. 191). Il yo la, sans doute, une survi-
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plus souvent dans une condition inférieure, où la polygamie est fréquente. Ils indiquent des tribus ou des peuplades, disposant de territoires étendus, soumises, autant qu'il semble, à un régime monarchique1. Des litats unissent sous une autorité commune un certain nombre de tribus.
Nous ignorons comment se sont formés ces divers organismes sociaux'. Peut-être les Etats ne sont-ils pas très anciens. On peut supposer qu'à une époque antérieure, des tribus se liguaient parfois en cas de guerre et que ces confédérations temporaires étaient commandées par des chefs. Agamemnons dont les pouvoirs expiraient à la fin des hostilités*. Mais, à vrai dire, nous sommes dans une incertitude complète à cet égard. Quant aux tribus, elles se sont probablement constituées de bonne heure : il était nécessaire aux hommes de former des associations assez fortes pour se défendre contre les attaques, pour s'assurer la possession de territoires où les troupeaux ne fussent pas à l'étroit sur des champs vite épuisés, où des sols variés pussent offrir des pâturages en toute saison.
vance d'un étal de choses datant d'uni' lointaine antiquité : c'esl ci' que l'on appelle souvent, e! improprement, le matriarcat. Cependant les documents anciens, <{u ï font allusion a l'existence île celte coutume chez les Éthiopiens (Nicolas de Damas, Fragm. hist. graec, édit. Mûller, III. p. 463, n° i'ji. ne la signalent pas chez les Libyens.
1. A une époque plus reculée, dans la deuxième moitié du second millénaire
avant J.-C., des docu ni- égyptiens nous font connaître, entre la vallée du Nil
et la lierliene. ,ie, peuplades donl les plus importantes paraissent avoir été les
l.el 'I les Mashaouasha : elles avaient des chefs, qui, du m- chez tes Le lu m.
appartenaient a une famille princière.
2. Sur les gravures rupestres préhistoriques ,1e Tyoul (Sud oranàis), les "eus représentés forment souvent 'les couples el un trail joint leurs parties génitales peut-être a-t-on voulu indiquer ainsi le lien du mariage des sexes ne -uni pas distincts: mais, quand l'un des deux personnages lient un arc. il y a heu de supposer qu'il s'agil d'un homme), lue de •■<■< gravures is ntre trois individus ainsi associés : l'un est un archer, l'autre pourrai! être i femme le
troisième, de plus petite taille, esl probablement un enfant; les traits indiqueraient ici a la fois le mariage el la filiation. Conf. Bonnet, Revue d'ethn igraphie, VIII. 1889, p. 130; Pomel, Singe <•/ homme, p. 18.
:i. Tels étaienl peut-être Màralou, prince îles Lebou, el Kapour, prince des
Mashaouasha, qui, sous \1 phtah el sous Uamsùs III, commandèrenl île- armées
que les Égyptiens eurent a combattre : voir Maspero, Histoire ancienne des peuples '/e l'Orient classique. 11, p. 431-2 el 471.
On constate encore de nos jours dans le Maghrib1, et quelques textes anciens'2 signalent des pratiques dites magiques, destinées à acquérir des liions, à expulser ou à détourner des maux, à nuire à des ennemis. Bien qu'on ne puisse pas le prouver, certaines d'entre elles remontent sans doute à une très haute antiquité. Mentionnons, par exemple, les rites pour provoquer la pluie3, auxquels un passage de Dion Cassius fait allusion4; les baignades accomplies dans la même intention, lors du solstice d'été : saint Augustin s'élève contre cet usage5, qui a persisté çà et là en Berbérie6; la coutume, indiquée peutêtre par Arnobe ' . de nouer à des arbres des morceaux d'étoffe, dans lesquels on croyait fixer les maux dont on voulait se délivrer8; les luttes rituelles, dont parlent Hérodote'1 et saint Augustin1", et qui avaient, semble-t-il, pour objet l'expul-
1. Voir surtoul le livre de Doutté, Magie et religion dans l'Afrique du Nord (Alger, 1909).
2. (luire ceux qui seront îmli.|in-^ plus loin, voir Pline, VII, 16, niant [sigone cl V \ 1 1 1 1 1 1 1 1 . 1 1 . 1 1 1 ■ (en Afrique, il existe des ramilles de faseinateurs, dont les incantations fonl périr les troupeaux, sécher les aiïires. -ir les enfants): Lucain,
IX. 913 et suiv. (pratiques magiques des Psylles contre les serpents; conC Plutarque, Caton le Jeune, .'iii. el Silius Italieus, III. 301). — Il n'y a pas a tenir
c pte ici de la prêtesse massyle dont il est quest dans {'Enéide (IV. 480 el
suiv.). Ce sont des opérations de la magie classique que Virgile lui attribue : ei)iil'. liasse!, Bull, de la Soeirtr en'/(éWo;jè/«e >/■• Nonsse. III. l'.lll.'i. p. litilj; Pichon, Revue de philologie, XXXIII, 1909, p. 248-9.
3. Voir surtout Bel, dans Recueil de mémoires publié en l'honneur du \7I congrès des Orientalistes par l'École des Lettres d'Alger (Alger, 1903), p. 84-68, 70, Tl, s.'i-ST, 93-97; Doutté, (. c, p. 382 el suiv.
3. Sermons, CXGV1, i- : » Natali Joannis, de solemnitate superstitiosa pagana christiani ad mare veniebaul el ibi se baptizabant. -