oir p
■1. Supra, p. 201.
6 P. 250 et suiv.
7. Il y ourait lieu aussi aYiwvaquer la (orme des boueliers a échancrures latérales («ouf. -p. 203, n. 2), si cette forme a'asvail pu être inventée dans diverses
rég s, restées sans relations entre elles. — Le bouclier road ne parafl pus
avoir été en usage dans les pays diterranéens avant tes derniers siècles du
second millénaire i\. J.-Reinach, Revue archéologique, min. 1, p. us el 29; conf.
très dessins de la série dite préhistorique peuvent être plus anciens <>u plus récents.
Des gravures ont été tracées sur des rochers à des époques et dans des régions très diverses. Elles sont généralement fort différentes des nôtres, même celles de Suède et des Alpes maritimes, qui, elles aussi, pourraient dater en partie du second millénaire1. On connaît fort mal les images rupestres qui existent le long du Nil, dans la Haute Eg3'pte- et en .Nubie3. Il faut cependant les mentionner ici, car celles qui paraissent être les plus anciennes et qui représentent, entre autres animaux, des éléphants et des girafes, rappellent les gravures oranaises parleur technique et par leur style'. Mais, même si ces ressemblances ne doivent pas être imputées au hasard, on ne saurait en conclure que les hommes qui ont tracé ces figures aient été
Revue de l'histoire îles religions, l'.HU. 1, p. 208-11). Nous aurions peut-être là un indice chronologique, -'il étail certain que cette arme ait été figurée à Asla (voir
p. 2H2. M. III).
1. Déchelette, Manuel, 11. p. 492 cl suiv. Ou peut observer que des images d'hommes gravées nu peintes de la région do Constantine (Bosco et Solignac, Ace. de Constantine; XLY. 1911, pi. IV, a la p. :t3S) rappellent assez, par leur style schématique, celles des Alpes Maritimes (conf., par exemple, Issel, Liguria preistorica, dans Atli délia Società ligure di storia patria, XL, 1908, p. 472-3). .Mais je ne sais si elles -cul contemporaines des gravures certainemenj préhistoriques do la même région. — MM. Capitan, Breuil el Charbonneau'-Lassy uni étudié des gra vuros rupestres, d'époque indéterminée; i|ui se trouvent à la Vaulx, on Vendée (Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions, 1904, p. 132-155). Ils disent au sujet dos figures do quadrupèdes (p. liii) : - Leur stylisation esl extrême, et, chose singulière, rappelle absolument celle de certaines ,-ia\ ures rupestres d'Algérie. - Si l'on tient à cette comparaison, elle doit s'appliquer aux graffltes libyco-ber- Im ns, el non aux gravures préhistoriques.
2. Entre Edfou et SiNilis : voir de Morgan (d'après Legrain), [ter lu- relies sur les origines de l'Egypte, I, p. 103-4 et f)g. 487-4-92; Capart, les Débuts de l'art en Egypte, p. 11)4 et suiv. Près d'Assouân : Sehwein£urtli, Zeitschrift fur Ethnologie, XLIV. l'.ll^, p. 627-058.
•t. WeigalL, a Report on the antiqaities of Lower Nubia (Oxford, HUIT), en particulier pi. XXXY1I e1 I.XV11.
4. M. (lapait le remarque ((. c, p. l'.lS). — Do quand datent ces images? On no saurait lo dire. Lear stylo rappelle beaucoup celui des gravures ci des peintures tracées sur des vases égyptiens qui peuvent cire attribués au quatrième millénaire (conf. Capart, p. 194 el flg. lot, à la p. L34>). Mais cela ne prouve pas
qu'elles- s ni de li une époque. En tout cas, il me pa-rall impossible, malgré
la ressemblance des styles, de taire remonter aussi hatuj les gravures rupestres de la Berbérie.
apparentés. Duveyrier1 et d'autres après lui' ont voulu attribuer celles de l'Afrique septentrionale à des populations noires3. Il est vrai qu'à l'époque historique des Ethiopiens occupaient les parties habitables du désert, au Sud de la Berbérie '. Il en était sans doute de même dans des temps plus reculés et, malgré l'absence de preuves, nous pourrions admettre que les gravures du Sahara, du Sud marocain, peut-être celles du Sud oranais ont été faites par des noirs. Mais nous n'avons point les mêmes raisons de croire que des Éthiopiens aient tracé celles des régions de Constantine et de Guelma. Il n'y a pas à faire intervenir l'anthropologie dans cette question, pas plus que dans celle des dolmens et dans d'autres encore où elle a été imprudemment invoquée.
L'exécution de ces dessins exigeait un travail long et pénible. Ceux qui les ont tracés obéissaient évidemment à d'autres mobiles qu'à un simple instinct d'imitation5. Le caractère religieux de plusieurs figures n'est pas contestable : nous l'avons montré pour les béliers coiffés d'un disque. Nous avons indiqué aussi que les attitudes de certains personnages semblent rituelles, que des scènes paraissent être des mascarades sacrées. Nous avons dit encore que les croyances de la magie sympathique expliquent peut-être une bonne partie des gravures : possédant les images des animaux, les hommes pensaient pouvoir se rendre maîtres des animaux eux-mêmes, soit pour s'en nourrir6, soit pour obtenir leur assistance ou acquérir les qua-
1. Touareg du Sord, p. 27'.i-2Sn : Bull, de la Société <!<■ géographie, 1876, II. i>. 144: Compte rendu des séances de la Société de géographie, I ss2. p. .'iij-.'iT.
2. Par exemple La Blanehère, Bull, de correspondance africaine, I, ISS2-:!, p. 356-8.
3. Les images d'hommes qu'on rencontre sur les gravures -• >n i si s maires
et si imparfaites qu'elles ae peuvent rien qous apprendre à cel égard. Notons
c.i'l l.nii que Rohlfs {Quer durck Afrika, I. p. .">2i a cm reconnaître le type
nègre chez mu' teram • représentée dans une grotte de l'intérieur de la Tripoli taine.