PRATIQUES FUNERAIRES. 2T
Dans tleux grottes à mobilier néolithique, fouillées au Cuartel, près d'Oran, et au Bio Salado, au Sud-Ouest de cette ville, des restes de squelettes ont été trouvés entre de grossiers remparts de pierres '.
Ou a recueilli, dans la grotte Ali Bâcha, à Bougie, un crâne placé dans une sorte de niche naturelle et recouvert d'une pierre plate; tout auprès, il y avait des ossements humains en désordre, qui ont pu appartenir au même individu et être dérangés soit par un vidage partiel de l'abri, soit par des carnassiers -.
Il est donc certain qu'en Berbérie des morts ont été ensevelis dans des grottes naturelles, selon une coutume que l'on constate dans beaucoup d'autres contrées aux époques paléolithique et néolithique, et qui, à proximité du continent africain, s'est conservée chez les (iuanches des Canaries jusqu'au \V siècle de notre ère.
On ne doit pas répugner à la pensée que les troglodytes aient occupé des abris qui auraient été' en même temps des lieux de sépulture. Il est possible, cependant, que des cavernes aient servi alternativement de séjour aux vivants et aux morts ;. A Lalla Marnia, un des abris dont nous avons parlé était en partie barré' par de grosses pierres, qui en défendaient l'accès'.
Nous ignorons si les habitants des grottes, si ceux des stations à ciel ouvert ont aussi enterré les morts en dehors de leurs demeures, au fond de fosses creusées dans le sol5.