‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 199 sur 404 · PRATIQUES FUNÉRAIRES · texte numérisé non relu

PRATIQUES FUNÉRAIRES

en Berbérie dans des sépultures i|ui datent dos temps historiques et que nous étudierons plus tard. L'usage des peintures corporelles, que nous avons signalé chez les vivants', devait tre aussi appliqué aux morts. Il n'est pas nécessaire de croire qu'un badigeonnage ait été l'ait sur les ossements mêmes. décharnés à la suite d'une exposition en plein air ou d'un ensevelissement provisoire : la matière colorante pouvait être déposée sur le cadavre et, après la disparition des chairs, teindre les os avec lesquels elle entrait en contact3. Pour l'époque préhistorique, rien n'atteste avec évidence le rite du décharnement dans l'Afrique du Nord :. L'incinération aurait été constatée à Tifrit, près de Saïda (province d'Oran), dans une grotte à mobilier néolithique*; mais cette découverte n'a pas fait l'objet d'un compte rendu détaillé. Peut-être s'agit-il d'ossements calcinés accidentellement, par îles foyers qui auraient été établis sur des sépultures.

On a vu qu'à Lalla Marnia plusieurs corps avaient les jambes pliées5. Cette attitude se retrouve, en dehors de la Berbérie, dans un grand nombre de tombes primitives. En Berbérie même, elle est très fréquente à une époque plus récente : nous indiquerons les diverses hypothèses qui ont été émises pour

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