Supra, p. INS
2. Gonf. Déehelelte, I. p. 170; Carlailhac, (es Grottes de Grimaldi, irchéologi . Il, p. 303 n sui>
3. Le desordre des ossements peut, nous l'avons vu, s'interpréter autrement. L'hypothèse du décharnement expliquerai! ce] al certains faits (à supposer qu'ils aient été bien observés). Dans une grotte de Khenchela, Jullien i Matériaux, XIII, p. 10 a découvert un grand nombre d'ossements humains, d'ordinaire brisés el pêle-mêle, immédiatement au-dessous d'un amas de grosses pierres. Dans la grotle Ali Bâcha, M. Debruge croit avoir trouvé deux crânes emboîtés l'un dans l'autre ci bourrés d'ossements divers, qui auraicnl appartenu à plusieurs individus ,lss«c. française, Montauban, 1902, II. p. 870 .
1. Doumergue, Issoc. française, Nantes, 1898, II. p. 580 : > C'était plutôt un lieu de sépulture qu'un lieu d'habitation. Je crois y avoir relevé des preuves d'incinération méthodique.
.">. Dan la grotte du Moufli a o i onslanline, M. Debruge u trouvé, au som i
de la ' :he néolithique, un squelette dont, dit-il, - te corps avait été replié sur
lui-même, i ai li us les ossemi ni se lrou> ni : mi i celés dans un espace relativement rcslreinl ■■ Issoc. française, Lille, 1909, II, p. 822.
l'expliquer lorsque nous décrirons les sépultures indigènes de la période historique1.
Nous différons eu effet l'étude des tombes en pierres sèches, désignées sous les noms de tumulus, bazinas, dolmens, chouchets, qui sont répandues par milliers dans l'Afrique septentrionale et qui se distinguent nettement des sépultures phéniciennes et romaines. Que les types de ces tombeaux remontent à une antiquité reculée, comme les rites funéraires qu'on y rencontre, nous le croyons sans peine : certains d'entre eux offrent des ressemblances qui ne peuvent pas être fortuites avec des monuments élevés, au troisième et au second millénaire avant J.-C dans l'Ouest de l'Europe et dans les pays riverains de la Méditerranée occidentale. Mais, dans l'état actuel de nos connaissances, toutes les sépultures africaines en pierres sèches que l'on peut dater appartiennent aux siècles qui ont immédiatement précédé et suivi l'ère chrétienne.
I. Notons dès maintenant que les postures varient. Tantôt, comme à Lalla Marnia, les jambes sont simplement pliées, le reste du corps étant étendu. Tantôt les genoux sont ramenés vers la poitrine, le mort ayant été soit couché mu' le liane, soit assis sur les lalons. En même temps que les jambes, les liras ont souvent été repliés.