‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 204 sur 404 · i lonf. plus haut, p · texte numérisé non relu

i lonf. plus haut, p

2. Lucain, IV, 678-9 : - concolor Indo Maurus ». Si lui- Italie -. il 139 cutem aigri soror liorrida Mauri •; VIII. 267 : •■ adustus corpora Maurus ■. .1 m r m, -il, V. .'il : - niu 1 1 Mauri ■ ; XI, I2M : ■ Mauro obscurior Indus ». N'ém Cyneg., 261 : « : eoloratus Mazax ». Corippus, Johannide, t. 245-6 Maura videbalui faciès nigroque colore liorrida •; II. 137 : « nigra planta : IV, 321 : nigrae faciès »; VIII. 413 : - nigro de corpoi i »; voir encore V, :ii l : VIII. <': '>: VI11, 182, Procope {Bell, vand., II, 13, 29) qualifie les Maures de 'il au leinl noii |nr)ïïo/v,',:, Polémon (dan Scripto as physiognomoniae <■■! ras, edit. Franz, p. 1 91

noirs, très vifs chez les enfants, des cheveux noirs ou bruns ' non laineux.

Un type2 très répandu est de taille élevée (aux environs de 1 m. 70). Le crâne est long, le front droit, avec des arcades sourcilières bien accusées. La face s'allonge en pointe à partir des tempes, les pommettes étant à peine indiquées. Le nez est mince et long, souvent busqué, le menton droit, la barbe peu abondante. La musculature apparaît sur le corps maigre et sec. Des épaules larges surmontent un thorax qui se rétrécit en tronc de cône renversé. Les individus qui appartiennent à ce type sont très nombreux en Algérie1; selon M. Collignon •, ils formeraient à peu près la moitié de la population de la Tunisie. On pourrait voir en eux les descendants de ces Africains, grands, secs, maigres, qui sont mentionnés dans l'antiquité '.

1 ('autres lîerbères6 sont petits (en moyenne! m. 63). Leur crâné est également allongé, avec de- bosses pariétales et un occiput très saillants : vu d'en haut, il présente une forme pentagonale. La face est, au contraire, courte et large; les pommettes sont fortement développées et les angles de la mâchoire très écartés. Le nez, assez large, est d'ordinaire

dit que les Libyens ressemblent aux Éthiopiens. — Par un jeu de mots, le nom ethnique Mourus, employé par les Latins (el plus tard par les Grecs : Ma-jpo; . l'ut rapproché du mot grec ipiaupôç, qui signifie sombre, obscur, el qui, a une

basse époque, se présente même mui. la for p.aypo;. Voir Manilius, IV. 727-8 :

» Mauretania nomcn oris habel titulumque suo terl ipsa colore »: Isidore de Séville, Elymol., IX. 2, 122 : « ... licel Mauri "I. colorem a Graecis vocentur : Graeci enim nigrum |Aaùpov vocant, aestifero quippe colore altlali atri coloris speciem ducunt »; conf. le même, XIV. .'i. lit.

1. Conf. Claudien, De consulatu Stilichonis, III, P.i ; - ... nigris hinc Mauri crinibus irent ■■.

2. Je dis type, et non race, ter pie j'évite a dessein. Sur c i premier type,

voir Collignon, Bull, de géographie historique, 1886, p. 303-9.

i oui", les indications de Topinnrd, Bull, •'.■ !■• Soc. d'anthr. de Paris, 1881, p. 1 16-7 : '!■• Sabatier, ibi » . 1882, p. 891-4 : de Chantre, !;>•!>. de la s,,,-, d'anthr. de Lyon, XXIX, 1910, p. 83 (type I, .m.

•">. Élien, \<''. an m., III. 2: XIV, .'i.

ii. Collignon, '. ... p. 315-321.

convexe; le menton, saillant, s'encadre d'une barbe bien fournie: la bouche est grande, aux lèvres charnues. Poitrine large, taille fine, hanches très développées. Ce type paraît être disséminé dans tout le Maghrib; on l'a signalé en Kboumirie ', dans la vallée de la Medjerda2, dans le massif montagneux de la Tunisie centrale3, sur le littoral oriental1, en particulier à (îabès ;, dans la région d'Alger, dans le Sud de l'Algérie". Par la forme de la tète, il est étroitement apparenté au type dit de Cro-Magnon ', qui se caractérise par la longueur du crâne et par la largeur de la faces.

Les types que nous venons de décrire sont très anciens dans l'Afrique septentrionale. Des crânes qui pourraient être classes dans l'une ou l'autre des deux séries se rencontrent dès l'âge de la pierre3, ainsi que dans des sépultures indigènes plus récentes1".

1. ou il formerait lu quart de la population : Berthoion, bull. de géographie historique, 1891, p. 440, 446, 431.

2. Chantre et Berthoion, Assoc. française, Dijon, 1911, p. 127.

Page 1