‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 216 sur 404 · Voir, entre autres, Hérodote, VII, 70; Diodore, lit · texte numérisé non relu

Voir, entre autres, Hérodote, VII, 70; Diodore, lit

3. Les Berbères, dont le teint blanc est noirci par le soleil, sont qualifiés de nigri par des auteurs anciens (voir p. 285, n. 2), mais nu ne 1rs appelle pas Éthiopiens. Quant aux hommes naturellement foncés, on a peut-être hésité quelquefois a ranger parmi 1rs Éthiopiens ceux qui n'étaient pas tout à fait noirs. Doit-on expliquer par cette hypothèse 1rs contradictions apparentes des textes relatifs aux Pharusiens, aux Nipriles e! aux Garamantes? La question que nous traitons ici est vraimenl bien embrouillée. En tout ras, n,,\\> ne croyons pas que

le I Aethiopia ait été employé dans un sens purement géographique, sans

tenir compte de la couleur des habitants. L'Ethiopie était le pays des Éthiopiens, des « gens au visage brûlé .

4. Meta. I, 23 : Lcucoaetlàopes. Pline, V, 43 : Leucoe Aethiopes. Ptolémée, IV, 8, 0 : Avjy.oLib'.rj-î:.

5. L'antithèse mitre ., blancs - et .. Éthiopiens ■■ est classique. Par exemple, Ju vénal, II, 23 : « Loripedem rectus derideat, Aelhiopem allais. »

6. Hérodote (VII, 69) dit que les Éthiopiens qui vivaient au Sud de l'Egypte se peignaient te corps, moitié avec de ta chaux, moitié avec du vermillon. Il y a encore, au eenire île l'Afrique, des nègres qui, dans certaines circonstances, se peignent tout le corps en Idane : YYeis^cil.or, 1rs lilunrs </M/W</ec, p. a. Des couleurs sacrées peuvent donner lieu à des dénominations analogues à celle qu'indiquent les trois ailleurs cités. Dans la région nigérienne, les Blancs, les Rouges et les Voirs sont appelés ainsi, non pas à cause de leur teint, mais a cause de la couleur qui leur sert d'emblème Desplagnes, le /'/a/ce» central nigérien, p, 104-5. — Pour les prétendus Éthiopiens rouges de Ptolémée, voirplus loin, p. 301, n. 4.

furent amenés de l'intérieur du continent jusque dans les oasis du Sahara septentrional. Suivant Hérodote1, les Garamantes allaient donner la chasse aux Ethiopiens troglodytes, probablement aux habitants du Tibesti - ; s'ils gardaient leurs prisonniers, ils les employaient peut-être à des travaux agricoles. .Mais il est évident que tous les Ethiopiens établis au Sud de la Berbérie n'étaient pas de condition servile. Les textes nous les montrent formant des peuplades, se déplaçant à leur gré3, faisant la guerre aux Maures et aux Romains. Ils étaient chez eux dans ces régions et ils les occupaient sans doute depuis fort longtemps'. Souhaitons que des fouilles de stations ou de sépultures préhistoriques nous apportent des précisions à cet égard. Récemment, on a découvert à Kedeyef, dans le Sud- Ouest de la Tunisie, plusieurs squelettes d'individus contemporains de l'industrie gélulienne. Or ils présentent des caractères nettement négroïdes, « mâchoires prognathes extrême

platvrhinie,... face courte et large,... relief médian de la voûte

crânienne donnant à celle-ci, vue de face, un aspect ogival ' ».

Le Sahara était alors plus habitable et plus facile à parcourir

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