Conf. Gautier, I. c, p
2. Crâne de négresse dans une tombe punique de Carthage : Bertholon, Revue générale des Scwn 1890, p. 974, n. I. el apud Delaltré, t.i Nécropole de Douîmès (extrait du Cosmos, 1897), p. 23, n. I. Nourrice de deux Carthaginoises, dans Plaute, Poenulus, 1112-3 : - statura haud magna, corpore aquilost,.., specie venusta, ore alque oculis pernigris ■. Saint Augustin, Bnarr. in psalm. XXXIII, 2 partie, 13 : esclave ■• colore tetro ■. Passio Marciann . :t i.l.uis A<-tu Sanvtorum Holl., Anvers, 1643, Januar., I. p. .ïii'.ii : à Caesareo de Mauritanie, un gladiateur nègre, » de nation barbare, de couleur noire ■■. inthologia latina, Riese, p. 155, n 183 : vers cités plus haut, i». 298, n. 3; il> se rapportent a un noir qui étail venu du pays des Garamantes à Hadrumète. Lettre du diacre Ferrand a sainl
Fulgence, dans Migne, Pair. hit.. I.W, p. 378 : ntiofl d'un jeune serviteur
aègre n Carthage, ■ colore Velhiops, ex ultimis credo barbarae provinciae par-
Libus, ubi sicco solis ignei cal fuscantur, adductus ». Une mosaïque de Timgad
représente un nègre avec une exactitude qui semble indiquer que l'artiste avail simis les yeux des modèles vivants : Ballu, Bull, archéologique du Comité, 1906, p. 209 (conf, d'autres nègres, figurés sur des mosaïques d'Hippone el d'Bl Kji'iu : de Pachtere, Mélanges de V École française de Rome, XXXI, 1911, pi. XIX-XX; Merlin, Procès-verbaux de la Commission de VAfriqae du Vord, avril 1913, p. xi). — Il est vrai que des nègres oui pu être amenés d'Orient, par Alexandrie : voir Anlhologia latina, p. 277-8, n" 353-4; p. 251, n°293; p. 155, n° 182.
la Ligurie1. En Algérie, des crânes tirés de deux grottes à mobilier néolithique de La région d'Oran2 ont paru présenter des caractères négroïdes, sur lesquels on n'a pas insisté jusqu'à présent. Sous des dolmens de la nécropole de lloknia (au Nord-Ouest de (iuelnia). on a aussi trouvé plusieurs crânes qui ont été attribués à dt\s nègres et à des mulâtres '. Ces tombes, il est vrai, ne sont probablement pas fort antérieures à notre ère; les conditions politiques et économiques permettaient alors des relations entre la Berbérie et les pays du Sud habités par des Ethiopiens. Il s'agit donc, peut-être, d'immigrés ou de descendants d'immigrés, venus isolément jusqu'en Numidie. Mais un passage de Diodore de Sicile, relatif à l'expédition d'Agathocle, mentionne, à proximité' d'une ville de Phelliné ($sk'k'.vrl), une tribu tout entière, les Asphodélodes, qui rappelaient les Ethiopiens par la couleur de leur peau '. S'ils avaient été' simplement des gens brunis par le soleil, il n'y avait sans doute pas de raisons pour qu'ils différassenl de leurs voisins et leur coloration n'aurait pas frappé les Grecs. Phelliné signifiant, autant qu'il semble, la ville des chênes lièges . ers Asphodélodes visités par les soldats d'Agathocle ne pouvaient guère habiter que dans le Nord de la Tunisie ou le Nord-Est de la province de Constanline. Était-ce une tribu autochtone? une colonie d'Ethiopiens venus îles oasis sahariennes ou même de plus loin? Nous ne saurions le dire6. .Mais il convient