Conf. plus haut, p
■i. On peul y joindre le mot aguellid, roi, chef, qui se rencontre avec rette signification dans une inscription libyco-punique de Douggo (où il esl représenté par le groupe de lettres GLD) : voir Lidzbarski, Sitzungsberichle der preassischen Ikadt mie dei n issenschaften, 1913, p. 297.
de noms propres, dont les uns sont puniques et dont d'autres oui une physionomie berbère, les inscriptions libyques sont restées indéchiffrables.
Il n'y a presque rien à tirer des auteurs anciens : on sait qu'en général les Grecs et les Latins ne s'intéressaient guère aux langues des barbares1. Quelques-uns se contentent de mentionner le parler âpre, sauvage des indigènes2, de dire que ceux-ci peuvent seuls prononcer les noms de leur pays3. Ammien Marcellin1 et, ce qui est plus important. l'Africain Corippus 6 notent la diversité des langues en usage dans les tribus : rien ne prouve du reste qu'il ne s'agisse pas simplement de dialectes, qui, comme ceux d'aujourd'hui, auraient été assez différents6. D'autre part, saint Augustin fait remarquer que de très nombreuses tribus barbares d'Afrique parlent une seule et même langue7, mais les termes dont il se sert ne permettent pas de savoir s'il fait allusion à la langue libyque, dont il aurait connu l'unité sous ses divers dialectes, ou à quelque dialecte fort répandu.
Certains textes8 signalent des termes qui. nous dit-on.
1. Salluste se contente d'indiquer incidemment {Jugurtha, LXXVIII, 4) que les Numides parlaient une autre langue que les colons phéniciens.