I.atratus varios, stridentibus borrida liuguis
Verba ferunt.
3. Pline l'Ancien, V, t : « Populorum eius [de l'Afrique] oppïdorumque nomina vel maxime ineffabilia praeterquam ipsorum linguis. »
4. XXIX, 5, 2S : . dissonas cultu et sermonum varietate nationes plurimas ».
5. L. c, V. 36 : ~ varias... linguas »; conf. IV, 351 : « latratus varios ».
6. Saint Hippolyte (Bauer, Chronik des Hippolytos, p. 102) mentionne parmi les langui'- parlées en Afrique celles des MaOpoi, des Maxouaxoî (il s'agit des Baquates, en Maurétanie), des rastouXot, des "Açpot, des MâÇtxec. Mais on ne saurait dire si cette indication a quelque valeur.
7. Civ. Dei, XVI, C : » Auctus est autem nu rus gentium multo amplius quam
linguarum, nam el in Africa barbaras gentes in uns lingua plurimas novimus. »
s. En partie cités par de Slane, l. c, IV, i>. 578-580; conf. Bertholon, Reuu« tunisienne, XII, 1905, p. 563 et suiv.
Îi2 LES TEMPS PRIMITIFS.
ont été employés par les Libyens, par les Africains, par Les indigènes. Ces indications ne doivent être accueillies qu'avec beaucoup de réserve. Les mots peuvent avoir été altérés en se transmettant oralement ou par écrit, avant de parvenir aux auteurs qui les mentionnent ' : il est possible que quelques-uns l'aient été plus tard dans les manuscrits. D'ordinaire, on les a affublés de terminaisons grecques et latines. Il faut aussi se souvenir que les qualificatifs libyen, libyque, africain s'appliquent quelquefois à des hommes el à des choses puniques-.
Une liste que nous avons dressée comprend une quinzaine de mots : : aihltij:'- . ammon*, (Bao-rapta6, ^à—o;7, (3pw6v8, caesai
1. Le berbère a plusieurs sons que les étrangers prononcent difficilement.
2. Voir par exemple Arrien, [ndica, XH II. Il : "Avvwv 5 Av.:. Il s'agit du fameux Hannon, roi des Carthaginois, dont nous avons le Périple. — IH's listes
jointes au traité de Dioscoride sur la matière médicale indiquent les n s que
If.- "A .-.•,' donnaient à un certain nombre de plantes médicinales. Mais II s'agit de noms puniques. Conf., par exemple, Dioscoride, édit. Wellmann, IV. 150 : "Aqppoi y-o'j<7<r!|iéÇap; et Pseudo-Apulée, De \ledicaminibus herbarum, édit. Ackermann, 113 : •• Punici cassimezar ». Certains noms ont d'ailleurs une tournure très nettemenl sémitique : voir Gesenius, Scripturae linguaeque Phoeniciae monumenta, p. :ls:i et suiv.; Blau, Zeitschrift der deutschen morgenlSndischen Gesellschafl, XXV11, 1873, p. 521-532.