‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 230 sur 404 · I. IV · texte numérisé non relu

I. IV

i.'. Peut-être s'agit-il d'un langage conventionnel, destiné aux communications ii longue distance, qui n'aurait pas empêché les troglodytes de se servir d'une langue parlée. Sur le langage sifflé, aux Canaries <-\ ailleurs, voir Denilter, Races et peuples de ht terre, \k 159.

3. IV, 184 'At7oï/t:: (c'esl ainsi qu'il faut lire voir, entre autres, Neumann, Nordafrika nach Herodot, p. III. n. I'.

i. Sammlung und Bearbeitung Central-afrikanischer Vokabularien, I. p. ci-en; conf. Tissot, 1. p. il-', n. -. et Schirmer, /<• Sahara, p. 3J7.

.'1. D'autres veulent au contraire dériver ce nom du mol berbère adrar (montagne) : voir Vivien de Saint-Martin, le Vord de /' l/rique dans l'antiquité, p. lii) el Lit, n. 0.

8. Il esl vrai que le haoussa esl une langue apparentée aux dialectes berbères.

Lepsius [Nubische Grammatik, p. in veul mê voir dans ces V tarantes une

colonie de Libyens.

T. Périple, 8 i Ge i n . gr. min., I, p. 6).

S. Ibid., Il (p. 0).

LA LA.NGUE LIBYQL'E. 319*

explorateurs Nasamons, mentionnés par Hérodote1, rencontré rent de petits hommes noirs dont le langage leur était inconnu, quand, après avoir traversé le désert, ils arrivèrent à de vastes marais et à un grand fleuve.

Ces divers textes ne nous apprennent pas grand'chose. Cependant ils donnent l'impression que, dans les siècles qui précédèrent 1ère chrétienne, le libyque ne s'était guère répandu au delà du Nord de l'Afrique, dans les régions occupées par les Éthiopiens.

Cette langue a dû beaucoup se modifier depuis le début des temps historiques. Dans le Nord-Est de la Berbérie et sur les côtes, elle a sans doute admis des mots puniques, dont on ne retrouve pas de traces certaines2, mais qui. eu égard à l'étroite parenté de l'arabe et du phénicien, se dissimulent, peut-être sous des mots arabes. Plus tard, elle a reçu des mots latins, qui subsistent encore ça et là, en très petit nombre, il est vrai '. Mais les apports les plus considérables ont été ceux de l'arabe. Dans les pays où la langue de l'Islam n'a pas anéanti les dia lectes berbères, elle les a profondément pénétrés. Au Sud du Sahara, il faut tenir compte aussi de l'intrusion des idiomes parlés par les nègres, l^es altérations, les emprunts ont porté surtout sur le vocabulaire, la partie la moins résistante des langues; cependant l'influence de l'arabe s'est exercée aussi sur

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