‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 261 sur 404 · Beloch, dans Rheinisches Muséum, XLIX, IS'.l4, p · texte numérisé non relu

Beloch, dans Rheinisches Muséum, XLIX, IS'.l4, p

l). Peut-être Citium : il faudrait corriger Kirraîoïc (conf. Movers, die Phô'nUier, II, 2. p. 22(1, n. 33 a).

10. VoirMeltzer, Geschichte der Karthager, I, p. 450-1 : Tissot, Géographie. Il, p. 58. « L'ancienne -, selon Bochart; « la station », selon Movers; « la splendide », » la colonie », selon d'autres.

11. A peu de distance d'El Araich, dans le Nord-Ouest du Maroc.

12. Pline l'Ancien, XIX, 63 : « ... Lixi oppidi aestuario, ubi Hesperidum horli fuisse produntur, ee passibus ab Oceano, iuxla delubrum Herculis, antiquius Gaditano, ut ferunt. »

13. Le Périple de Scylax (§ 112 : Geogr. gr. min., I, p. 112) la qualifie de it6\it $oiv:x(ov. Movers (l. c., p. 540) propose i r ce n uni' étymologie phénicienne.

Ménandre d'Ephèse, qui s'était servi de documents tyriens, faisait mention d'une ville d'Auza, fondée en Libye par Ithobaal, roi de Tyr (dans la première moitié du ix1' siècle)1. C'était sans doute une cité maritime. On en ignore l'emplacement : il ne nous parait pas possible de l'identifier aver \uzia (aujourd'hui Aumale. dans le département d'Alger), située à l'intérieur des terres et dans une région assez difficile à atteindre.

Telles sont, en dehors de Cartilage*, les colonies phéniciennes sur la fondation desquelles nous avons des données chronologiques plus ou moins précises.

Salluste en mentionne d'autres, mais sans indiquer de dates1 : « Les Phéniciens, les uns pour diminuer la population qui se pressait chez eux, les autres par désir de domination, entraînèrent des gens du peuple et d'autres hommes avides de nouveautés, et fondèrent sur le bord de la mer Hippone, Hadrumète, Leptis et d'autres villes. Ces colonies prirent vite un grand développement et devinrent l'appui ou l'honneur de leur mère patrie. »

Dans un autre passage ', Salluste écrit que Leptis (il s'agit de Leptis Magna, entre les deux Syrtes) « fut fondée par des Sidoniens, qui, chassés, dit-on, par des discordes civiles, avaient débarqué dans ces parages». Silius Italicus1, attribue

1. Josèphe, Anixq., VIII. 13, 2 (324) : ('l«.Aëa).oç) sxthtc ... AS&xv èv Aiôûr).

2. Comme l'ont fait divers savants, depuis Sliaw : voir Gsell, Atlas archéologique de l'Algérie, f 14, n" 105 (p. S. roi. 1 1. Les noms de lieux com n<;;ml par

Au:, Ans ne siuil pas rares en Afrique. Il n'y a aucune raison d'identifier l'Auza de Ménandre avec Uzita, dans la région de Sousse. Conf. Gsell, dans Recueil de mémoires publié par l'École des Lettres d'Alger (1905), p. 373, n. .'i.

3. Nous examinons pins loin l'hypothèse de l'existence d'une colonie sur le sile de Carthage antéricuremenl au i\ siècle.

K. Jugurtha, XIX. 1 : « Phoenices, alii muHitndiois domi minucndae gratin, pars imperi cupidine, sollicilata plèbe cl aliis novarnm rerum avidis, Hipponem,

Hadrumetum, Leptim aliasque urbis in ora marituma condidere, c pie brevi

multum auctae, pars originibus -ms praestdio, aliae decori Fuere.

.'i. Ibid., I.WVIII. I : i lil oppidum a I, Siiliinus conditum est, quos accepimns, profugos "li discordias civiles, uavibus in eos locos venisse. •

li. III. 256 : > Sarranaque Leptis - (mentionnée avec Sabratha el Oea, villes situées entre les deux Syrtes: Silius parle donc de Leptis Magna, el non .le Leptis Miner, i|in était près de Sousse). M. B. Meyei {Geschichte des Alterlhtans,

LES PHENICIENS DANS L AFBIQUE DU NORD. 363

la fondation de Leptis Magna aux Tyriens et Pline1 cite Leptis (probablement la même ville) comme une colonie de Tyr. Hadrumète, selon SolinJ, était aussi une colonie tyrienne. Il y avait deux Hippo, appelées dans la suite Hippo Regius et Hippo Diarrhytus, l'une près de Bône, l'autre à Bizerte : on ne saurait dire quelle était celle dont parle Salluste3. Sur des monnaies à légende phénicienne, du second siècle avant notre ère4, Sidon paraît être qualifiée de mère de plusieurs villes : Movers3 a soutenu que l'une d'elles est Hippo6, dont le nom serait représenté par les trois lettres KSK. Mais, même si ces lettres doivent être groupées comme le veut Movers et constituent un nom de ville, l'identification proposée reste plus que douteuse7. On croit que les noms d'Hadrumète et d'Hippo sont d'origine orientale8, et Leptis passe pour un nom libyque'J : hypothèses fort incertaines.

Le poète Silius Italiens "' a-t-il voulu rappeler un fait historique en donnant l'épithète de tyrienne à la population de

II, p. SUT) croit que Leptis ne tut fondée que vers la lin du vr siècle, par 1rs Carthaginois. Je ne pense pas qu'il y ait lieu d'adopter cette opinion, contraire aux textes anciens.

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