‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 292 sur 404 · Kahrstedt, dans Klio, XII. 1012, p. 461 el suiv · texte numérisé non relu

Kahrstedt, dans Klio, XII. 1012, p. 461 el suiv

:i. Voir, entre autres, pour l'Italie, Movers, '. c, p. 343-4; Olshausen, Rheinisches Muséum, \lll, 1853, p. 336-0; Bérard, les Phéniciens el VOdysséc, II. p. 114, 2'.is. 350; — pour la Gaule, Bloch, dans Lavisse, Histoire de France, I. 2. p. 15-10; Clerc, Revue historique <l<- Provence, I. 1001, p. 202 ri suiv.; Bérard, /. c, 1.

auxquels nous puissions sans trop d'invraisemblance reconnaître cette origine '.

C'esl certainement à tort que l'on a attribué aux Phéniciens la civilisation déjà avancée qui régna dans le Sud de l'Espagne aux derniers temps de l'industrie néolithique2. Il faut même avouer que, jusqu'à présent, aucun document archéologique ne prouve leur venue dans cette contrée avant la fin du vnc siècle. Mais les témoignages des auteurs anciens ne font point défaut. S'il ne convient pas de les accepter avec une confiance aveugle, ils ne méritent peut-être pas non plus l'incrédulité dédaigneuse que quelques savants leur opposent. « Le pays des Ibères, écrit Diodore de Sicile3, contient les plus nombreuses et 'les plus belles mines d'argent que l'on connaisse... Les indigènes en ignoraient l'usage4. Mais les Phéniciens, venus pour faire

du commerce achetèrent cet argent en échange d'une petite

quantité de marchandises. L'ayant porté en Grèce, en Asie et chez les autres peuples, ils acquirent ainsi de grandes richesses.... Ce commerce, exercé par eux pendant longtemps, accrut leur puissance et leur permit d'envoyer de nombreuses colonies soit en Sicile et dans les îles voisines, soit en Libye.

p. 219-220. Contra : E. Meyer, I. p. 33S; Jullian, dans Annales du Midi, XV, 1903, p. 207-21 1 ; le mê Histoire de la Gaule, 1, p. 176, n. 2, el p. 187.

1. Agylla (Cervetri), <'ii Étrurie : voir Olshausen, /. c, p. 333-4 (contra : Beloch, (. c., p. 121). Conf. peut-être Aikolla. sur la côte orientale de la Tunisie : supra,

|i. :t72, n. "i. — Rusellae, en Étrurie : Bérard, (. c, I. p. W2. Ce nom a un as| i

bien phénicien : si nous le rencontrions en Afrique, sur les cotes où s'élevèrenl Rusicade, Rusa2us, Rusippisir, Rusuccuru, Rusubbicari, Rusguniae, Rusaddir, nous n'hésiterions guère sur son origine. Mais, comme il s'agil d'une ville élrusque, située a l'intérieur des terres, le doute parall très prudent. — Rascino (Castel- Roussillon, près de Perpignan) : Clerc, (. c, p. 202-3. On n'y a rien trouvé de phénicien (fouilles de M. Thiers : Bull, archéologique du Comité, 1900, p. 121 el suiv.; 1910, p. 149 el suiv.; 1911, p. 208 el suiv.).

2. Sii'i'i. Revue des questions scientifiques, 1906, II. p. 539 cl suiv.; Revue archéologique, 1907, II. p. '•'■> el suiv.; etc. Contra : Déchelette, Rev. archéol., 1908, 11, p. 240-1 . 243 ii suiv.

;. nu .■! trouvé pourtant de ibreux objets eu argenl dans des tombes de

['age .lu bronze (prei re moitié du second millénaire), exploréea entre Carlha-

gène el /Umeria : Déchelelte, Rev. archéol., 1908, II. i>. 244; le mê M'iinwl

d'archéologie préhistorique, II. p. 363.

404 COLONISATION PHÉNICIENNE, BMP111E DE CARTHA.GE.

en Sardaigne et en literie. » Nous avons mentionné, au débul du chapitre précédent', deux passages de Strabon, dont l'un indique que les navigateurs phéniciens allèrent au delà des Colonnes d'Héraclès et fondèrent des villes de ce côté peu de temps après la yuerre de Troie-, et dont l'autre affirme que les Phéniciens possédaient la meilleure partie de l'Ibéiie avant l'époque d'Homère3. « Les Phéniciens, dit aussi Appien '. avant fait depuis une époque très ancienne de fréquentes traversées vers l'Ibérie, pour s'y livrer au commerce, me semblent avoir occupé une partie de cette contrée. »

Le plus fameux des établissements phéniciens d'Espagne fut Gadir '', aujourd'hui Cadix, sur une île voisine de l'embouchure du Guadalquivir. Le nom appartient certainement à la langue phénicienne; comme l'indiquent Pline et Festus Aviénus1', il signifie « lien clos ». De nombreux textes affirment que Gadir fut une colonie tyrienne. Mais les circonstances de cette fondation restent fort obscures". Velleius Pateroulus ° la place au temps du retour des Iléraclides dans le Péloponnèse, peu d années avant la fondation d'Utique : ce qui correspond à la tin du \iic siècle avant J.-C. "'. Sans donner \\\\c date précise, Diodore marque que cet événement fut précédé d'une période de com-

3. 111. 2. 14. Voir ;ui>si. 1. I. i: XVII. A. Ki : III. 4, :i (où Slrabon indique la vi'iiuc des Tyrii'ii- 'ii Espagne avant celle des i '.<-l les : conf. Varron, apud Pline l'Ancien, ni, si.

.'i. Pour la forme phénicienne de ce nom (dont les Grecs flrenl ràôîip», 1rs Latins Godes), s-oir .—- . 1 1 1 1 1 -i 1 1 - . Ilistor. fi-m/m.. Il, -il, êdit. IvriU: Pline, IV. 120: Aviénus, Orbis terrae, 610, el Ora maritime, 8o, 267; ainsi que des monnaies phéniciennes : Sclirôder, die phônhische Sprache, p. 80.

ii Voir plus haut, p. 319, n. 2.

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