V. 33. Voir plus haut, p
K. Isola < 1 1 s. Antioco. Au Nord-Ouest de cette lie s'en trouve une autre, l'isola di S. Pietro, dont nous connaissons le nom phénicien, Enosim : voir Corpus inscr. sein., I, ir 139).
:;. Voir Movers, II. 2. p. 557-8, 571-3; Meltzer, 1, p. 34; Perrot, Histoire de l'Art,
III. p. 233-4; K. Meyer, 11. p. lii: Patroni, Monumenli dei Lincei, XIV, p. 2.'i.">. — Les preuves manquent, car nu ne peul guère regarder comme un témoignage historique l'indication de Claudien, qui prétend qui' Caralis lui fondée par Tvr {De bello Gildonico, 520-1 : - Tyrio fundata potenti... Caralis »). vicia (II, 123) prétend que Caralis cl Sulci sonl les villes les plus anciennes de la Sardaigne; il ne ilii pas qui les .'i fondées. Selon Pausanias (X, 17. .'0, Nora aurail été la plus antique cité de nie. mais elle aurail eh' fondée par des Espagnols (coût. Solin,
IV, 1). — D'autre pari, Pausanias (X, 17, il) afflr [ue Caralis ci Sulci furenl
f lees par les Carthaginois. Ceux-ci ue lireui peut-être qu'infuser nui' vie nouvelle a de vieilles villes phéniciennes (Movers, p. 358; rouir:: : von Duhn, dans Strena Helbigiana, \>. lin). Sur une inscription trouvée a Nom [Corpus iriser, sem., I. n' 144), l'écriture, comme le l'onl remarquer les ailleurs du Corpus
(p. I'.i2). n'a pas un aspect carthaginois ci parait plutôt se rattacher, par une filiation lointaine, à un type de la Phénicie propre.
li. I'. 372.
qu'Acholla, sur le littoral oriental de la Tunisie, passait pour avoir été fondée par les Mélitains.
L'île de Pantelleria, dont les côtes abruptes offrent cependant un petit havre au Nord-Ouest1, parait être restée officiellement indépendante de Carihage jusqu'au iuc siècle avant notre ère-. Peut-être jouissait-elle de cette condition privilégiée parce qu'elle était une vieille colonie phénicienne '. Le nom d'Iranim qui lui fut donné est phénicien', comme aussi, probablement, son autre nom, Cossura "'.
Vers le début «lu v siècle, Carthage était la première puis sance maritime et commerçante de la Méditerranée occidentale; en droit ou en fait, elle commandait aux autres cités phéniciennes, échelonnées sur les rivages de cette mer. Comment sa grandeur s'était-elle édifiée? Nous l'ignorons presque entièrement. Mais nous pouvons en entrevoir les causes.
1. Tlssot, Géographie, I, 235. Mayr, Rômische Mittheilungen des arehâol. Instituts, XIII, 1 898, p. 369, 381. Qrsi, Monumenti dei Lincei, IX, p. 505.
2. Les fastes triomphaux romains mentionnent deux triomphes célébrés, pendant la première guerre punique, « de Cossurensibus el Poeneis » : Corpus inscr. lat., I, 2" édit., p. 41 (année 500). Si Cossura n'avait été alors qu'une simple colonie de Carthage, elle n'aurait probablemenl pas été mentionnée à part.
3. Conf. Movers, II, 2, p. 361; Mayr, Rom. Mitth., t. c, p. 395-6; Mowat, Revue numismatique, 1907, p. 19.
i. Monnaies à légende punique : Mayr, die antiken Mixn:en der Insein Malta, Go:o und Pantelleria (1895 . p. -i: Mowat, /. c, p. 14. Corpus inscr. sem., I, n 265. Le mus est peut-être « lie des Victoires » : Mayr. L c, p. '27.
i Monnaies à légende latine : Mayr, (. c, p. 2.V. Mowat, (. c, p. 53 el suiv. On trouve dans les auteurs les orthographes Kôsupoç (Périple de Scylax, 111, dans Geogr. gr. min., I, p. 89), K.ô<nrjpoî (Polybe, III, 96, 13), Kô<r<rovpo? (Strabon, XVII, 3, 16), K(S<T(roypa (Strabon, II. 5, 19, el VI, '-, II), Cosyra, Cossyra, Cosura, Cossura (voir Forbiger, Handbuchder alten Géographie, III. 2' édit., p. 543, n. 53). M. Mowat
(I. c, p. 15-46) i-r.iii que ce no si apparenté au mol arabe ksar (plun ksour);
il aurait désigné primitivemenl l'acropole qui dominail le porl (sur cette acropole, voir Orsi, /. c, p. 504 et suiv.). Mayr (Insel Malta, p. 27) se demande si le nom n'es! pas libyque.
La principale fut la nécessité, pour les Phéniciens de l'Ouest, de résister à l'invasion hellénique.
L'Odyssée nous montre le roi d'Ithaque errant dans divers parages de l'Occident. Peut-être, comme le croyait Strabon1, des renseignements géographiques d'origine phénicienne ontils été mis en œuvre dans le poème homérique2; il n'en est pas moins vrai que la curiosité des Crées se tournait alors vers ces régions lointaines et stimulait leurs ambitions.
Dès la seconde moitié du vin" siècle, des Chaleidiens, des Corinthiens, des Mégariens axaient fondé, sur la côte orientale de la Sicile et sur le détruit de Messine, Naxos, Syracuse, Cal a ne. Leontinoi. Megara Hyblaea, Zancle, Rhégion. Au siècle suivant, Himère, Gela et Sélinonte s'élevèrent sur les côtes septentrionale et méridionale. Puis Agrigente lut fondée3. Bientôt après, vers 580, Pentathlos de Cnide vint débarquer au cap Lilybée, à l'< hiest de l'île, avec des Cnidiens et des Rhodiens, et il y construisit une ville4. L'Italie du Sud se couvrait aussi de colonies el devenait la Grande Grèce; l'Italie centrale était inondée de produits grecs.
Des cidons venus de Théra s'établissaient, vers 640, sur le littoral de la région qui s'appela plus tard la Cyrénaïque, au Nord-Est du golfe des Syrtes, dont les rives occidentale et méridionale étaient déjà occupées par les Phéniciens. Quelques années après5, ils fondaient Cyrèn.e.
I>es Phocéens fondèrent, vers (illil. près de l'extrémité de la grande voie commerciale du Rhône, la ville de Massalia, Mar-