‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 306 sur 404 · Voir chapitre suivant · texte numérisé non relu

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2. Strabon, XVII, 3, :î el 8, d'après Eratosthène, qui lui-mêi :opiail peut-être

le Périple d'Ophellas (voir p. 364, n. I).

3. On pourrait croire que te roi de Tartessos résidail à Gadès même. Cicéron [De Seneclute, 69) dil d'Arganthonius, qu'il qualifie de Tartessiorum rex : « fuit,

il scriptum video, Arganthonius quidam Gadibus ... ■• : mêmes indications dans Pline, VII, 156; conf. Valère-Maxime, VII, 13, exl., i : ■ arganthonius Gaditanus » Selon Uéro lote I. 163), c'étail un roi de Tartessos, qui. dans un autre passage de cet auteur (IV, 152), esl certainemenl un nom de ville; or, d'après Salluste el

A viénus (textes cités p. 106, n.2), Tartessus étail le i ancien de Gadès. \rgan-

thonios était-il maître de la ville fondée plusieurs siècles auparavant parles Phéniciens? ou bien lo capitale indigène el la colonie phénicienne se touchaientelles, à l'extrémité Nord-Ouesl de l'Ile de Léon (pour la topographie de Gadès avanl l'époque d'Auguste, voir Kahrstedt, Archtiol. Imeiger, 1912, p. 217 et suiv.)? \l. Jullian (Histoire, I. p. 186, n. iii adopte la seconde hypothèse. J'aimerais mieux croire que la ville d'Arganthonius était, non .c Gadès même, mais dans le voisinage. M. E. Meyer {Geschichte, 11, p. 691; III. p. 677) lo place à l'embouchure du Guadalquivir, selon les indications de Strabon el de Pausanias (voir p. 106, n. 2).

i. iVviénus, Ora, 162-3. Voir Th. Reinach, Reu. des études grecques, XI, 1898, p. 17.

,'i. vviénus, /. c, 223-4. Conf. Jullian, Histoire, I. p. 197.

tessiens q€ se contentaient pas dJooeuper la contrée très fertile qu'arrose le Guadalquivir, ri des montagnes où l'argent abondait; ils s'aventuraient sur l'Océan, peut-être jusqu'à l'entrée de la Manche1, probablement aussi sur la mer intérieure2. On a vu que leur souverain avait fait bon accueil aux (irecs qui avaient franchi le détroit, qu'il avait sans doute laissé les Phocéens fonder Maenacé sur son territoire. Nous ignorons, il est vrai, s'il se montra philhellène au point de permettre aux rivaux commerciaux des Phéniciens de les supplanter toutà fait. Gadès, cependant, fut menacée, sinon par les Tartessiens, du moins par d'autres Espagnols. Macrobe : raconte, sans indiquer sa source, que Théron. roi de l'Espagne Citérieure, vint avec une Hotte dans l'intention de s'emparer du temple d'Hercule. Les navires de guerre des Gaditains s'avancèrent à sa rencontre1 et engagèrent le combat. Les vaisseaux de Théron auraient été dispersés et incendiés par un miracle soudain. Le rex Hispaniae Citerions dont parle Macrobe était peut-être un roi des Ibères'. On ne sait malheureusement pas la date de cette expédition '. Justin7 mentionne aussi, mais très brièvement, des attaques qui furent dirigées contre Gadès par des peuples voisins, jaloux de la prospérité de la ville tyrienne8.

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