Saturnales, I
1. On sail que le temple d'Hercule ne s'élevait pas à Gadès même, mais ii environ IS kilomètres nu Sud-Est de la ville, à l'autre extrémité de l'île de Léon, dans l.i direction du détroit de Gibraltar.
.'i. Jullian, Rev. des études anciennes, Y. 1903, p. 326, n. 2. Movers(lI, 2. p. 658) croit qu'il s'agi< d'un conquérant celte.
ii. Jullian (l. c.) la place vers le milieu du \ i" siècle : - Il esl bien probable que ce ne attaque a été la cause directe, vers le temps de la mort d' irganthonios, du rec >urs désespéré de Cadix à Cartilage. »
7. \I.IY, 5, 2 : . i.iiin Gaditaoi... urbem condidissent, invidentibus incrementis novae uxbis Bnitimis Hispaniae populis ac propterea Gaditanos bello lacessen-
lllitls... »
s. Miillcrilinil i Di il i Uertumskunde, I. p. 109) pense q «s attaques Furenl
mséquence de l'invasion des Celtes : ce qui n'ost nullement prouvé. E. Meye c illl. i ippose que les assaillants étaicnl des Tartessiens.
Contre tant de dangers, les Phéniciens ne pouvaient plus compter sur le secours de Tyr, qui avait été si puissante à la fin du second millénaire et au début du premier et avait alors fondé les principales colonies d'Occident. Vassale intermittente des Assyriens au i\" siècle et au siècle suivant, elle avail tenté, vers la fin du vin" siècle, de s'affranchir de cette dépendance. Elle fut bloquée par terre et son roi s'enfuit dans l'île de Chypre, où il mourut. Alors commença pour elle la décadence; elle perdit son rang de capitale de la Phénicie. Une trentaine d'années plus tard, elle essaya de se relever en s'alliant au pharaon Taharqou; mais les Assyriens conquirent l'Egypte, et Tyr rentra dans l'obéissance. Elle déclina de plus en plus. Ballottée entre l'Egypte et la Chaldée à la fin du vn° siècle et au commencement du vie, assiégée pendant treize ans (587-574) par les armées de Nabuchodorosor. elle finit par se soumettre au roi de Babylone. Bientôt après, elle fut encore affaiblie par des troubles intérieurs. Puis elle tomba, comme les autres cités du littoral syrien, au pouvoir des Perses, qui se servirent des vaisseaux de guerre phéniciens, surtout contre les Grecs1. Tyr était alors bien décime : à cette époque, la principale ville de la Phénicie était Sidon J.
Ces événements n'avaient pas entièrement rompu les rapports dis Phéniciens d'Asie avec l'Occident3. On voit par les prophètes d'Israël que le commerce des Tyriens avec le Sud de l'Espagne fut but actif jusqu'au temps de .Nabuchodorosor4. Les colonies de Tyr restèrent attachées à leur métropole par
1. Sur cette période de l'histoire de Tyr. voir voh Gutschmid, Kleine Schriftcn, II, p. 03-71; E. Meyer Geschichte, I" édit., I, p. 109, 112. 152, i'iT. 176, 480, 595; Maspero, Histoire ancienne des peuples de l'orient classique, III, p. 279-281,287-8, 368-9, 542-3, 549; Dhofme, dans Beoue biblique, 1910, p. 63, 66, 193-4, 387, el 1911, p. 2iu. 213.