‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 319 sur 404 · Voir plus loin, p. i · texte numérisé non relu

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r.. on ne saurail préciser davantage, car il n'esl pas certain qu'en m' rendant on Sicile, Dorieus ml participé avec les Crotoniates a lu prise de Sybaris (vers 510), comme te prétendnienl les gens de cette ville : ce que niaienl !<■>

Grol aies (Hérodote, V, l'n. Conl. Niese, dans lu Realr-EncyclQpSdie de Wissowa,

s. \. Dorieus; le môme, Hermès, i. <■.. p. 123-0.

7. Les Phéniciens, 'lil Hérodote i V. 16 : i-, d'otviy.iav). Il se serl ailleurs il- ce

terme poui désigner le- Carthag i- (VII, 167). Diodore (IV, 2:11 menti le

expj i • — i • 1 1 1 • • 1 1 1 les Carthaginois.

>. Qui recul probablemenl alors le nom d'Heracleo : voir plus haut, p. 108, n. 2.

le tyran Pithagoras de Sélinonte et prit sa place: mais, bientôt, il fut massacré dans une sédition. Ainsi finit misérablement l'aventure de Dorieus.

Plus tard, Gélon, tyran de Gela depuis 491-490, combattit avec succès les Égestains et les Carthaginois, pour venger la mort de Dorieus et délivrer des marchés dont les Grecs tiraient de grands profits et que Carthage avait sans doute confisqués1. Nous ignorons les détails de cette guerre, qui ne fut peut-être pas la seule que les Carthaginois aient eu à soutenir dans l'île au début du ve siècle, avant leur grande expédition de 480 2.

Vers la tin du siècle précédent, le premier traité conclu entre Carthage et Rome mentionnait la partie de la Sicile qui était soumise aux Carthaginois 3.

Ce fut donc au vi" siècle ; que ceux-ci établirent leur domination sur une partie de la Sicile occidentale, en dehors du territoire occupé par les Elymes, leurs alliés, qui demeurèrent indépendants, et, semble-t il, jusqu'aux limites d'Himère, sur la

1. Hérodote, VII. 158. Je ne pense pas qu'il y ait lieu de rejeter l'indication d'Hérodote, comme le font quelques savants, entre autres Mellzer, 1. p. i'.ii-.'i: Busolt, II. p. 790, n. 1: E. Meyer. III. p. 356. Mais je ni' suis pas disposé a admettre les hypothèses trop hardies présentées à ce sujet parUnger (Rheinisches Muscan, XXXVII, p. 170-lSi).

2. Justin (XIX. 1. il : passage cité p. 131, n. 2) dit vaguement qui' l'appel des peuples de Sicile au frère du roi de Sparte fut suivi d'une longue guerre, ou le* succès furent divers. — Peut-être fjnger (/. c, p. 183) a-t-il raison de rapporter a une guerre antérieure à 480 un combat dont parle Polyœnus il. 28, I). Il s'agit d'une bataille qui eut lieu sur une .nie de Sicile. Les urées vainqueurs avaient

pénétré dans le camp carthag i- et s'apprêtaient a le piller, quand il- Furent

nu- dans une situation critique par des soldats ilières. qui survinrent. .Mais ils

fiireni sauve- par un stratagème île l'henni (sans doute le tyran d'Agrigente), Busolt (Rheinisches Muséum, M.. ISS.'i, p. l.'i'.D croit que cela se passa à la bataille d'Himère, en 180. — Un autre Théron est mentionné aussitôt après par Polyœnus l. 28, 2). t'.ei auteur raconte qu'au cours d'une guerre entre les Carthaginois et le- Sélinontiens, I héron ni- de Miltiade, s'empara par ruse de la tyrannie dans la ville grecque. Cette guerre peul se placer au vi* siècle, ou au début du v" : Meii/er. I. p. 193. Ce fui après lui qu'un certain Dcnys de Phocée vint eu Meiie ei \ exerça de- pirateries contre les Carthaginois ci les Étrusques, en épai - ii.ini h- i,i T- : Hérodote, VI. I".

I. Polybe, III. 22, In: ;i; -:/.0 :x-i..., rj< Kap-/T[5ovioi hitâp/pvai.

i. Unger i/. c, p. 172) soutien! a tort que le- Carthagi - ne s'établirent déll-

nitivemenl en Sicile qu'a la lin du v* siècle.

côte septentrionale, el de Sélinoate, sur la côte opposée. Les trois villes de Motyé, de Païenne et de Solonte durent rester libres en droit; cependant leur alliance avec CaTthage était évidemmenl inégale. Rien ne prouve que, dès cette époque, les Carthaginois aient fondé des colonies dans l'île.

Au commencement du v° siècle, de puissantes tyrannies s'élevèrent parmi les Grecs de Sicile, (iélon. déjà tyran de Gela qui dominait plusieurs autres cités, s'était empan'- du pouvoir à Syracuse; il y résida depuis 185. Maître de presque toute la Sicile orientale, il disposait d'-une belle armée, et surtout d'une excellente cavalerie, d'une flotte nombreuse, de territoires étendus, dont le sol portait de riches moissons. Il était l'allié de Tbéron. tyran d'Agrigente, ville très prospère, qui possédait, elle aussi, un vaste territoire, depuis la côte méridionale jusqu'au cœur de la Sicile. S'avançant plus loin encore, jusqu'au rivage septentrional, Tbéron s'empara d'Himère. don il chassa le tyran ïérillos. Ainsi, de véritables états, dont les capitales étaient Syracuse et Agrigente, se substituaient à des cités isolées et menaçaient de couvrir l'île entière. C'était un grand danger pour les Carthaginois, qui avaient déjà eu des démêlés avec Gélon, peut-être aussi avec Tbéron '. Prenant prétexte de l'expulsion de Térillos, qui était leur allié2, ils résolurent d'engager uni' lutte décisive, en 48(1 \

Les circonstances paraissaient très favorables, fis savaient que, dans l'île, tous les (irecs ne s'uniraient pas contre eux : au Sud. ils avaient pour alliée Sélinonte1; au Nord, Anaxilas, Ivran de Rhégion, qui s'était emparé de Zancle (.Messine), les pressait d'intervenir en faveur de son beau-père Térillos3. Ils

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