ttérod IV
:i. Pour lo date de celte gui rre, voir Meltzer, I. p. i 10-7; Busolt, il. n. a p. 791.
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;;. Hérodol ■. VII, 105. Inaxilas envoya ses ni- i tages au généra) cartliogi-
nui- llamilcar.
savaient surtout que les Grecs d'Orient ne pourraient pas assister leurs frères de Sicile. Le roi de Perse. Xerxès, faisait à cette époque d'immenses préparatifs pour écraser les vainqueurs de Marathon. Loin de pensera prêtera Gélon une aide que, selon Hérodote, ils lui avaient déjà refusée quelques années auparavant1, les (îrees de la mère patrie lui demandaient de venir à leur secours-.
On a vu3 que les rois de Perse, maîtres de la Phénicie, s'attribuaient des droits sur les Phéniciens d'Occident. Darius avait peut-être ordonné aux Carthaginois de coopérer à l'invasion de la Grèce; ils se seraient alors excusés, alléguanl les guerres continuelles qu'ils avaient à soutenir contre leurs voisins1. L'historien Éphore5 racontait que, plus tard, au temps où Xerxès préparait son expédition, des députés perses et phéniciens vinrent leur enjoindre d'équiper la plus grande Hotte qu'ils pourraient, de passer en Sicile et d'y abattre les Grecs. puis de se diriger vers le Péloponnèse. Les Carthaginois auraient obéi. Nous ne savons pas si cet ordre fut véritablement donné6, mais on peut admettre7 qu'il y eut tout au moins une entente entre le grand roi et Carthage8, dont l'intérêt évident était de combiner leurs attaques.
Pour Carthage, le prix de la victoire devait être non seulement la Sicile, si fertile et si favorablement située entre les deux bassins de la mer intérieure, entre l'Afrique et l'Europe, mais
1. Hérodote, VIII, 158 (lors de la guerre mentionnée plus haut, p. 432).
2. Hérodote, VII, 145, 153, 157-162. Éphore, dans Fragm. hist. graec, I. p. 264, ir III. Etc.