Pausanias, VI, 19, 7. Cicéron, fat. deorum, III
'.i. li.in- tétralogie donl les Perses faisaienl partie, la tragédie intitulée
438 COLONISATION PHENICIENNE, EMPIRE IlE CARTHAGE.
Pindare ' célébrèrent la gloire de leurs frères de Sicile.
Carthage, découragée par ce désastre 2 et craignant peut-être une expédition de Gélon en Afrique3, n'avait pas tenté de renouveler une entreprise qui lui avait coûté si cher. Elle s'était hâtée de conclure la paix, dont les conditions furent assez douces pour elle \ Ces Grecs devaient s'estimer heureux d'avoir échappé à une catastrophe. Ils voulaient probablement se débarrasser îles Carthaginois pour être libres d'intervenir en Orient, où la victoire de Salamine n'avait pas terminé la guerre : ils savaient qu'on leur reprochait de n'avoir pas pris part à la lutte contre Xerxès. On peut aussi supposer que Gélon ne désirait pas expulser définitivement les Carthaginois de la Sicile; le profit aurait été surtout pour l'émule de Syracuse, Agrigente, qui dominait dans l'Ouest de l'île*. Carthage dut paver une indemnité de guerre de deux mille talents d'argent, élever deux temples6, où le texte du traité fut exposé, promettre de s'abstenir de sacrifices humains7. Ses alliés traitèrent aussi avec Gélon. qui les épargna8, sans doute plus par politique que par humanité.
Elle garda ses possessions de Sicile'1 et les Grecs purent
rxscjxo; IloTvieû; paraît avoir célébré les victoires de Platées et d'Himère : voir von tlhrist. Geschichte der griechischen Litteralur, 5° ed.it., 1. p. 277-8.