Meltzer, l, p
i:. \ Syracuse et à Carthage, comme le suppose Meltzer (p. 221), qui doute, du reste, que le traité ail contenu cette clause.
7. Celte stipulai dont on a douté, était, indiquée par Tbéophraste (6'cnol.,
a Pindare, l'yth.. II. 3). Voir aussi Plutarque, Reg. et imper, apophthegmala, Gelo, I : De sera numinis vindicla, 0 (coll. Didot, Plutarchi Moralia, I. p. 208 el iii'>7>. — Carthage rémunéra, par une couronne de cenl talents d'or (un peu plus de deux kilos el demi), le service que la l'cmnii' di' (icliiii, Damarélé, prétendait lui avoir rendu en aidanl à la conclusion de la paix (Diodore, XI. 26).
s. Diodore, XI. 20.
9. Une clause du traité qu'elle conclut avec Denys l'Ancien, en 405, prouve qu'elle avail depuis longtemps des possessions dans l'Ouesl de l'Ile (Diodore, Mil. 114): Kap/YiSoviwv sïvai u;v t<5v i; if/r,; «Tcotxuv ï'/.Xov; koù — ixavo'iç, ele Uehforçîi i elle la population des vieilles villes phéniciennes? Pausanias (V, 23,
craindre, peu d'années après la bataille d'Himère, qu'elle ne reprit l'offensive1. Cependant elle ne recommença la guerre qu'à la fin du Ve siècle'.
11 était nécessaire aux Carthaginois de disposer de Pantelleria, entre la Sicile et l'Afrique. Tout en laissant aux Phéniciens de cette île leur indépendance nominale3, ils durent se les attacher par une alliance étroite, au VIe siècle au plus tard ''.
Au milieu du ive siècle, le Périple grec qui porte à tort le
nom de Scylax5 indique l'occupation par les Carthaginois des
îles de Mélité (Malte), de Gaulos (Gozzo) et de Lampas (Lam-
pédouse, à l'Ouest-Sud-Ouest de Malte)11. Etienne de Byzance
qualifie Mélité de colonie des Carthaginois7. Il est possible que
ceux-ci y aient envoyé de nouveaux colons, après qu'ils eurent
pris possession de l'île : on ne sait quand, peut-être au vue ou
au vic siècle8.
."i et (il dit qu'elle envoya a Motyé des Phéniciens et des Libyens; niais il y a peut-être là une confusion avec In ville de Lilybée, fondée par Carthage au début du iv" siècle, pour remplacer Motyé. A propos d'événements qui se passèrent en 397, Diodore (XIV, 47) qualifie Motyé de colonie des Carthaginois, xnotxo; K.apxi8ov:rav. Si le fail est exact, l'envoi de colons peut avoir eu lieu un certain nombre d'années après la bataille d'Himère. Meltzer (II, p. 98) croit que Motyé, Palerme, Solonte et les Élymes restèrent à peu pies indépendants jusque vers le milieu du v" siècle
1. Pindare, Ném., IX, 28 (vers l'année 173); Pyth., I, 71! (en 17i ou 170). Conf. E. Meyeir, III. p. 627, 028.
1'. Paix en Sicile : Diodore. XI. 38 cl XII. 2(> : Justin. IV. 2.7.
:',. Voir plus haut. p. il I.
1. Orsi (Monumenti dei Lincei, l\. p. 338) est disposé à croire qu'ils s'assurèrent la possession de Pantelleria an début du vu' siècle. On a découvert dans l'île de, poteries corinthiennes (ibid., p. 523 et 532, flg. 56 et 69) et fies figurines en leur cuite (p. 528-3311. 11g. 61-65), qui liaient du vi< siècle. Il n'esl pas impossible qu'elles aient été apportées île Carthage, car des objets semblables se retrouvent
dans les lollllies lie eelle \ llle.
;'i. Pour la date de ce Périple, voir Unger, Philologus, XXX111. 1874, p. 29-43 en l'année 347.
(i. S III (Geogr. gr. min., I. p. 89) : vy',<toi TpEÏ; (uxpal... ûitb Kïo/V''""" o!xo-jp.svai Mz'/ixi), tiou; '/.ai '/.:{>.rl-i . I'aO/o; nàXii, \x[).ni; ■ scÛtY| TtûpfOUç ï/i: S-JO <,
Tpcï;. I.e Périple indique listance d'un jour entre Kw.y,; (Pantelleria) et
le cap Lilyl ce qui prouve que l'Ile servait île point de relâche. — Les cata
c les de Lampédouse ne sont sans doute pas puniques, quoi qu'en dise Tissol
[Géographie, I. p. 239).
7. S. v. MeXit») : 6<tt! xaï -'//:; ôfacotxo; Kj;./f/>;v:i.i7. Tite-Live (XXI, ■'!) mentionne lu garnison carthaginoise qui occupait Malte en 218.
s. Vers le w siècle, selon Mayr, die Insel Malta, p. 82. Il remarque que la façon
L'histoire des Carthaginois en Espagne est fort obscure pour la période antérieure aux conquêtes des Barcides (au m' siècle '.
II est certain qu'en 348, ils avaient des intérêts à défendre dans le Sud de la péninsule : le traité qu'ils conclurent à cette date avec les Romains interdisait à ceux-ci de faire du butin et du commerce et de fonder des villes au delà de Mastia de Tarséion - (c'est-à-dire Mastia, dans le pays de Tarséion3) : il s'agissait probablement du lieu où Carthagène fut fondée plus tard ', i>rès du cap de Palos.
A la même époque, le Périple de Scvlax indiquait sur la côte d'Europe, au delà des Colonnes d'Héraclès, un grand nombre de places de commerce occupées par les Carthaginois . Ephore, qui écrivait vers le même temps6, signalait, en deçà
dont Hécatée indiquait Gaulos (Fragm. kist. graec., I, p. 24. n° 313 : l'onJXoî, v/jo-o; -y,i -.?, \\xç,/rfi'j-,:) permet de supposer que cette ile appartenait alors aux Carthaginois.
l.'Vpir à ce sujet Meltzer, I. p. Hii-S (et 186), 181-2, 314, cl 11. p. 102-4, 19 i-.'i 13; Uenstàdt, dans Leipziger Studien, XIV. 1891, p. 15-60; Kirner, dans Studi storici, II. 1893, i'. 190-202; K. Meyer, Geschichte, III. p. 675-8; Jullian, fleuae des études anciennes, Y. 1903, p. 316-325.
2. Polybe, III. 24. 4: Mx<7t:-x: Tapa*y)tou u.r\ >r(*;<7fJaL ï-iy.zvfx 'Pci>p.oc:ouç, [inqS' è|i7copE'Jea9ai, [m]8è icôXiv xuÇe'v.
:(. Voir plus haut, i>. lui;, a. '■'>. Meltzer (1. p. 520) propose de lire TccpoTjÉwv i Mastia Tartessiorura), ce qui n'est pas nécessaire. Gonf. K. Meyer, 11. p. 0S7.
1. La ville de Maortct est mentionnée par Etienne de Byzance, s. v. Mao-ctavoi (qui, dit-il d'après Hécatée, sonl un peuple voisin des Colonnes d'Héraclès, en Europe). Elle esl probablement identique it V oppidum Wassieaum, à l'uros Mas-
siena, que hY>lus Aviénus {Ora mariUma, 149-450, 452) indiq lans un site qui
convienl à celui de Carthagène : Mullenhoff, Deutsohe lllertumskunde, I. p. 152 il suiv.; VlelUer, I, p. 341. ISuhl {Neue Jahrbûeher fur Philologie, CXXXVII, 1888,
p. :!i" 352) croil que, par ces expressions, Aviénus a voulu désigner l.i
ville île Carthagène (fondée au m siècle) : ce q.ui ne me paraît pas admissible.
Unger [Philologus, IV" Supple ntbaad, 1884, p. 212-ii place Vurbs Massicna plus
ni -uil-< luest, a \guilas.
5. § I (Geogr. gr. min., I. p. Hm: 'Aito 'HpaxXEiov -;(««« ti.iv èv -r, Eùpcôni] i{X7tôpia noXXà K*p-/»)6ovïti>v.
6. Ephore, qui, avaul île mouBir, acheva le vingt-neuvième livre île son lus-
FORMATION DE L KM1MKF. DE CAfiTHAGE. 411
Ja détroit, sur le rivage méridional de l'Espagne, des Libyphéniciens, colons établis par Carthage1. Ces Libyphéniciens sont aussi mentionnés par Festus Aviénus \ dont le poème reproduit, pour la description du littoral méditerranéen de la péninsule, un Périple v,rec, rédigé au [dus tard au début du iv'' siècle.
Pouvons-nous remonter plus haut?
A la lin du \ n° siècle et au siècle suivant appartiennent de nombreuses sépultures qui ont été retrouvées en Andalousie, dans la réirion de Carmona (à l'Est de Séville)3, et aussi sur le littoral Sud-Est de l'Espagne, entre Carthagène et Almeria '•. Les dispositions des tombes, les rites funéraires et une partie' du mobilier prouvent que les morts étaient des indigènes \ Mais ers tombeaux contiennent un grand nombre d'objets, poteries, bijoux, ivoires ou os gravés, œufs d'autruches peints et gravés, verroteries, qui sont de fabrication phénicienne. Ont-ils été faits à Carthage? C'est possible1', mais on ne saurait l'affirmer. Et quand même nous en aurions la preuve, il ne s'ensuivrait pas que les Carthaginois aient eu alors des possessions dans le Midi de la péninsule; peut-être se contentaient-ils d'apporter des marchandises sur quelques points du littoral. A partir de
toire, travaillait encore à cet ouvrage après le passage d'Alexandre en Asie (en 334) : voii Clément d'Alexandrie, Strom., I. -I (Migne, l'air. ;/r.. Vlll. p. 87G) i Mi .'i même des raisons il'- croire que le vingt-septième livre ne fut écrit qu'après cette date (Laqueur, dans Hermès, XI. VI, 1911, p. 336). Mais Éphore s'était mis a l'œuvre beaucoup plu- tôt. L'indication dont nous parlons se trouvait probablemenl au quatrième livre (E-ipiÔTO)).
I. Pseudo-Scymnus, 196-8 [Geogr. rjr. mm . I. p. 203), d'après Éphore :
Twv r.yt; -<> Sapoûov 5È jtéXayo; xccpivwj OtxoGtyi At@u?oc vexsç, :/. K.ap^7]Sôvoç 'ATCoixÉav Xaëdvtcç.
'. Ora, 1JI : - Nam sunl féroces le"1 Libyphoenices loco ■-.
::. Bonsor, Revue archéologique, 1899, 11. p. 126-159, 232-325, 376-391; conf. Uni. iii-r. Revistadearckioos, IV. 1900, p. 338-331.
i. \ Uerrcrias, .i trois kilo très île la mer: a Villaricos, sur la mer (les plus
anciennes tombes de la nécropole) : voir Siret, I illaricos y Uerrcrias (Madrid, 19 |N
5, Gonf. Décheletle, Manuel d'archéologie préhistorique, II, p. 083.
li. Naturellement, les œufs d'autruche sont venus d'Afrique, liruls ou ouvrés.
iiï COLONISATION PHÉNICIENNE, EMPIRE DE CAKTHA.GE.
480, des Ibères sont mentionnés dans les armées puniques de Sicile'. Mais c'étaient des mercenaires, recrutés dans des régions qui ne dépendaient sans doute pas de Cartilage. D'autre part, l'absence de toute stipulation relative à l'Espagne dans le traité conclu avec Home à la fin du vf siècle'2 ne prouve pas péremptoirement que Cartilage n'eût point encore pris pied dans cette contrée3 : on peut supposer que les navigateurs romains ne s'avançaient pas aussi loin vers l'Ouest'' et qu'il était superflu de rédiger des clauses qui devaient demeurer sans effet. Il ne serait guère plus prudent d'affirmer5 que les Carthaginois n'aient rien possédé en Espagne vers l'année 500, parce qu'ils ne sont pas nommés dans les rares Fragments relatifs à la péninsule qui nous sont restés de l'ouvrage géographique d'Hécatée6.
Ainsi, nous manquons d'arguments décisifs soit pour soutenir, soit pour nier l'existence d'une occupation punique au delà du IVe siècle". Il est probable, cependant, que les Cartha-