‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 329 sur 404 · Conf. Mellzer, 1, p · texte numérisé non relu

Conf. Mellzer, 1, p

il. Pausanias |X. IS. 7) nous apprend que les Marseillais offrirent à Delphes une- statue d'A pi il loi i . sur le butin enlevé aux Carthaginois dans une bataille navale. .11 esl possible qu'il s'agisse d'une de ces victoires demi parle Justin, mais un ne saurait l'affirmer, car il y eut probable m plus d'une guerre entre Marseille ei Carthage. UUeurs encore (X, 8, 6), Pausanias fait allusion ù une victoire navale r portée par les Marseillais sur les Carthaginois ; il dil qu'elle eul

lieu lors de la fondation de la eul. nue. événement qu'il place au temps de la Tuile des Phocéens, assiégés par les Perses (voir plus haut, p. 425). Peut-être a-t-il commis des confusions. Des trophées, qui existaient encore à Marseille au i ■ sieeie avant J.-C. isirainui. IV. t.. 'ii. rappelaient des victoires navales remportées par les Marseillais « sureaux qui leur a\aieni disputé la nier ..

FORMATION HE L'EMPIIIE l)E f.AKTIl AGE. 445

souvenir? Fut-ce peu après la fondation de Marseille, au temps où les Phocéens entretenaient îles relations amicales avec les Tartessiens et allaient trafiquer chez eux, où ils s'établissaient sur le littoral de l'Est de l'Espagne '? Ou faut-il reporter cette guerre à une date plus récente, au vc siècle -? Il est impossible de le dire. Mais quelles qu'aient été les vicissitudes de la rivalité de Marseille et île Carthage en Espagne, on doit admettre qu'au milieu du iv' siècle, Carthage était maîtresse de la côte jusqu'à Mastia, limite imposée par elle aux Romains, et sans doute aussi aux Grecs, l 'las au Sud. les Phocéens avaient fondé Maenacé . Elle Put détruite4, on ne sait quand '. probablement par les Carthaginois.

Entre le détroit de Gibraltar et .Mastia. ceux-ci s'établirent en divers lieux, soit qu'ils aient occupé de vieilles cités phéniciennes, soit qu'ils aient fondé des colonies nouvelles, soit qu'ils aient créé des comptoirs dans des villes indigènes.

Nous avons dit0 que le vieux Périple grec, source d'Àviénus,

1. Dans cette hypothèse, le texte de Thucydide cité p. 424 pourrait se rapporter .ni x mêmes événements : conf. Mettzcr, II. p. ."ii 12 (voir aussi le même, I. p. Iii.'i. les. 181).

2. Miillenhoff, I. p. 180. Sonny, l>r Massiliensium rébus quaestiones (Saint-Pétersbourg, 1887), p. G. 14, 7l-7\ Vtenstâdt, '. <-.. p. 57. Jullian, Histoire, I. p. 391, 394-5 (peu avant la prise de II - par les Gaulois).

:i. Voir p. 413.

(. sir.iliiui du, 1,2) parle de ses ruines.

5. Vers la fin du m' siècle : Meltzcr, I. p. 107 el 181, el Jullian, Revue des études anciennes, X. p. :U1 (conf. Histoire, I. p. 219). Vers le début du v : Sieglin / '•.. p. 851. Vers la lin du \" : Atenstadt, (. c„ p. 57-58; E. Meyer, <:• chichle, III. p. 077. Au début du ix' : Sonny, /. <.. p. 74-75. Vu m", au temps des conquêtes des Barcides en Espagne : Mùllenhoff, l- c., [, p. 180. — Nous lisons dans V viénus {Ora, 12S-7) que Menace étail un ancien m un de Malacha : d'où l'on a pu conclure qu'au temps où fui composé le Périple reproduit par cet auteur (au pins tard .-ni débul du iv siècle), la ville grecque avait été remplacée par une ville phénicienne. Mais H esl for! douteux que M&nacé ail occupé le site de Malaca cl cette erreur probable n'es! peut-être pas imputable au vieux Périple (voir plus, haut, p. 413, a. I). — Vers le milieu du iv" siècle, Éphore paratl avoir indiqué Mœnacé comme une cité existante (voir i&t'd., n. 3). Ccpendanl nous ne

croyons pas qu'elle ail été encore del i en ils. lors du traite par lequel 1rs

Carthaginois interdisaienl aux Romains de fonder des villes au delà de Mastia. Là où il- ne souffraienl pas de colonies italiennes. il> ne devaienl pas souffrir de colonies grecques.

ii. P. 140-1.

et Ephore indiquaient des Libvphéniciens en deçà du détroit. On sait aussi par Aviénus que les Phéniciens (ce qui peut signifier les Carthaginois) avaient fondé de nombreuses villes sur le littoral qui s'étend à l'Ouest du cap de data'. Des textes de lépoque romaine nous font connaître l'importance des éléments puniques dans la population de la côte méridionale de l'Espagne2; il est vrai qu'an m" siècle, la famille des Mareides les avait renforcés3. Après la chute de la domination carthaginoise, Malaca (Malaga). Sexi et Abdéra (entre Malaga et Almeria) frappèrent des monnaies à légendes puniques' : on peut croire que la civilisation phénicienne qui se maintenait dans ces villes s'y était implantée depuis longtemps, soit axant, soit après la venue des Carthaginois en Espagne3. Strabon dit que Malaca présentait un aspect phénicien6 et que des Phénicieas avaient fondé Abdéra7. Il est possible aussi que Cartéia, dans la baie d'Algésiras, ail été une vieille ville phénicienne ou punique8. Entre Almeria et Carthagène, des Carthaginois

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