I. Voir p
''. M. Juilian (Iiev. des études anciennes, V, 1903, p. 324, n. 2; Histoire de la Gaule,
I. p. 219) place dubitativement vers 540 la prise de possess le Gadès par 1rs
Carthaginois. M. Sieglin I Verhandl. des siebenten Geographen-Kongresses, Berlin, 1899,
II. p. S-'ili ilil qu'elle eul lieu en 179 ou 478 ; je ne sais sur quoi il se fonde. — Vers 430, Hérodote illl. 115) confesse son ignorance sur les contrées de l'Europe
occidentale, que les géographes ioniens du vi" siècle connaissaient i t-élrc
mieux que lui. Il déclare que, malgré ses recherches, il n'a pu trouver aucun témoin oculaire pour le renseigner sur ces pays. Vers 169, Pindare (Néméennes,
III. 2D-21] dit qu'il n'esl pas facile de pénétrer dans la mer impraticable, au delà des Colonnes d'Héraclès (conf. Ném., IV. 69 : vers l'année 465). Aux temps ■! >■ Pindare et d'Hérodote, il n'éiaii -an- dnuic plus permis aux marins grecs de franchir lé détroil île Gibraltar ei l'on peut supposer que c'était Carthage, maltresse du passage cl de (iacles. qui lés éeartail de la mer extérieure.
3. XI, IV. 5, 2-3 : ■ ... invidentibus incre ntis novae urbis flnitimis Hispaniae
populis ac propterco Gaditi s bello lacessentibus, auxilium consanguineis Kar-
thaginienses misère, lia felici expeditione el Gaditanos ab iniuria vindicaverunl el maiore iniuria partem provinciae imperio suo adiecerunt. »
lit COLONISATION PHENICIENNE, EMPIRE HE CABTHAGE.
sants et tentèrent-ils de recouvrer leur pleine indépendance. Une indication, malheureusement trop brève, nous fait connaître un siège de Gadès par les Carthaginois, siège qui semble s'être terminé par la prise de la place'. Carthage laissa probablement à la vieille cité le titre d'alliée2, mais, depuis lors, elle disposa du grand marché du Sud de la péninsule, du grand port de l'extrême Occident3.
Intervenant en Espagne, les Carthaginois devaient se heurter aux Phocéens. Justin'* mentionne une guerre qui éclata entre eux et les Marseillais, à la suite de la capture de barques de pêche; nous ignorons dans quels parages : peut être sur la côte orientale de la péninsule . « Les Marseillais, ajoute cet auteur, mirent souvent en déroute les forces carthaginoises; ils accordèrent la paix aux vaincus et lièrent amitié avec les Espagnols 6. »
Quand eut lieu la lutte dont nous avons conservé un si vague
1. Athénée, flspi \i.r,y%rrl\i.-l-i,vi. dans Wescher, Poliorcétique des Grecs (1867), p. 9; eonf. de Rochas, dans Mélanges Graux (1884), p 784. Vitruve, X, 13, 1-2 (d'après la même source) : •• Carthaginienses ad Gades oppugnandas castra posuerunt.... Deiecil (Pephrasmcnos) Gadilanorum murum. »
2. Dans Tite-Live, XXVIII, 37, I. le général carthaginois Magon se qualifie ,1 . ,. socius atque amicus > des Gaditains. Gadès esl la seule ville phénicienne d'Espagae qui ail battu monnaie au temps de la domination punique dans celte contrée.
3. Gadès fui plus tard le point de dépari des conquêtes d'Hamilcar l'aura en Espagne : Diodore, XXV. 10, I.
1. Xl.lll.'i. - : ' (Massilienses) Karthaginiensium exercitus,cum bellum captis piscatorum navibus ortum esset, saepe fuderunl pacemque victis dederunt; cnm Hispanis amicitiain iunxerunt. » Meltzer (I, p. 186) remarque qa'exercitus doil être une traduction impropre d'un terme grec nui indiquait sans demie des Eorces navales.