‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 33 sur 404 · I. VIII · texte numérisé non relu

I. VIII

'2. Bell, afric:, LXVIII, i (vingt-deux chameaux de l'armée de Juba, pris par les Romains).

3. Une terre cuite de Sousse, qui date probablemenl du second siècle de noire eiv. représente un homme sur un chameau (fleinach, /. cl. Il n'est pas certain, cependant, que cette figurine ail été faite sur un moule fabriqué dans l'Afrique latine: Voir aussi une peinture murale de la région de Sousse, qui dale du Haut-Empire : ('.alaloguc du musée Alaoui, Supplément, p. 40, u" 88.

4. Ammien Marcellin, XXVIII, 6, 5 : en 3G3, le général Romanus exige des habitants de Leptis Magna quatre mille chameaux pour faire ses transports. — Voir aussi Végèce, III, 23 (conf. Cagnat, /. c, \\. 333, u. 4); Vibius Sequester, dans Geographi lalini minore:, édit. Riese, p. 157. I. 29-30.

5. Procope. Bell, mnd., 1. S. li.'i el suiv.; 11. II. 17 ci suiv. Corippus, Johannide, II, 93, 474: IV. 597; V, 351, 377. i2J et suiv., 189; VI. 83, lui: Vil. 236, 341; VIII, 4(1.

(i. Dessins el bas-reliefs : Mélanges de l'École de Rome, X, 1890, p. 580, et Corpus inscr. lat., VIII, 17 '. > 7 S . u" 33 (au Sud-Ouest de Biskra); Bull, de l'Académie d'Hippone, XVIII, p. x\iv el 125, pi. Vil, flg. 3 tau Sud-Ouesl de Tébessa); Bull, archéologique do Comité, 1902, p. 407, pi. XLVII, Qg. 7: ibid., 190G, p. 116 (Sud de la

Tunisie); Denh; I Clapperion, Narrative of traœls and discoveries, pi. à la

p. 305 (cemf. Tissot, I, p. 3.13, 0.g, 22); Mélrier de Mathuisieulx, dans Nouvelles Archives des missions. XII, l'.lul. pi. X (Ghirza en Tripolitaine; plusieurs images de chameaux, dont l'un est attelé a une charme), aucune de ces images ne parait être antérieure au Bas-Empire. — Lampe chrétienne : Catalogue du musée Alaoui, Supfll. p. 246, u 1456; pi. XGVII, 11g. 0.

7. Les chameaux furent aussi employés dans le Tell : voir \ lien Marcellin,

XXIX, ."i, 55; Comptes rendus ./,■ /' [cadémie des Incripiions, 1906, p. 1 18). Mai- il- s'y répandirent peu. semble-t-il; le climat du Tell ne leur convienl pas. Au \ i siècle, les chevaux des troupes vandales el byzantines qui allaient combattre dans le sud n'élaienl encore accoutumés ni a leur aspect, ni a leur odeur.

s. La prospérité écoi [ue de la Tripolitaine pril certa ment un grand

essor -mi- la dynastie des Sévères, dont le chef était originaire île Leptis Magna.

i '.<• tut .i cette époq [ue Home nui des garnisons dans les uasis situées sur les

niule- du s lin i > qui favorisa évidemmenl le com rce des caravanes. Peutêtre In développemenl du trafic iranssah arien fit— il alors-adopter déflnitivemenl l'usage du chameau. — Notons qu'à la lin du nr siècle, l'Africain Irnobe

liant le silence de Pline, qui était allé en Afrique, parait interdire de remonter plus haut que la fin du premier siècle'.

Au temps d'Hérodote, au v" siècle avant notre ère. c'était suides chars attelés de quatre chevaux que les habitants du Fezzan actuel, les (laramantes, allaient donner la chasse aux Éthiopiens troglodytes -, qui vivaient peut-être dans le Tibesti. Des Ethiopiens occidentaux, établis sur la côte de l'Océan, en face de l'île de Cerné, dans un pays privilégié, il est vrai, mais enveloppé par le désert, passaient pour de bons cavaliers, au ivc siècle avant Jésus-Christ3. Outre leurs chevaux, les Garamantes possédaient des bœufs4, qui servaient de montures cl probablement de bêtes de somme. Ils ont pu employer aussi des ânes6, quoiqu'aucun texte n'en mentionne. Or, si le chameau peut rester une huitaine et même une dizaine de jours sans boire, le cheval, pour ne pas parler du bœuf7, est beaucoup plus exigeant. Les indigènes qui s'avançaient à travers le Sahara à cheval ou sur des chars s'astreignaient-ils à emporter des provisions, destinées à abreuver et à nourrir leurs bêtes

lit, li'ii parle du chameau rumine d'un animal qu'il connaît bien : » (discit) rninelus sese submiltere, sive cum sumit onera, sive cum punit ».

1. liohlfs (cité par Schirmer, p. 131) a soutenu que le méhari est un animal propre au Sahara, distinct du chameau d'origine arabe. Mais cette opinion esl certainement erronée. Le méhari esl un chameau dont les qualités de vitesse cl d;endurance ont été obtenues par sélection et dressage : eonf. Gautier, la Conquête <lii Saliara, p. 84-85.

Page 1