‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 341 sur 404 · Polybe, III · texte numérisé non relu

Polybe, III

.'i. Voir plus loin, p, i.')7, n. 5.

456 COLONISATION PHENICIENNE, EMPIRE DE CAKTHAGE.

l'accès des ports de la Tunisie orientale et delà Tripoditame. Au contraire, le second traité, conclu en 348, leur interdit, non seulement de fonder des villes en Libye, mais même d'y faire du commerce '.

Carthage releva sans doute Leptis, la NVy.-o/.'.ç des Grecs2. D'autres ports dépendirent d'elle sur le littoral méridional des Syrtes : vieilles colonies phéniciennes, devenues ses vassales3, ou colonies nouvelles. Quelques-unes de ces villes furent prospères4. Dès le vc siècle, elles paraissent avoir entretenu des relations avec des régions situées fort loin dans l'intérieur de l'Afrique . Quant aux indigènes, les Carthaginois leur imposèrent, semble- t-il. une alliance inégale : nous savons par Diodore " qu'ils leur demandaient des troupes auxiliaires.

Les villes que le Périple de Scylax mentionne sur le rivage oriental de la Tunisie appartenaient à Carthage T. 11 est à croire qu'elle n'attendit pas jusqu'au iv- siècle pour prendre possession de ce littoral, soit en s'attachant, de gré ou de force, d'anciennes cités phéniciennes, soit en créant elle-même des colonies. C'étaient des escales qui lui permettaient d'atteindre le fond des Svrles; c'étaient aussi des marchés d'une région fertile. Au v" siècle, elle se constitua un territoire qui couvrit une partie de la Tunisie \ A supposer qu'elle n'eût pas encore occupé tous les ports qui servaient de débouchés au pays annexé, sur la côte orientale comme sur la côte septentrionale, elle ne dut pas tarder plus longtemps à s'en rendre maîtresse. Les (Carthaginois possédaient aussi tous les lieux que le Périple indique sur la Méditerranée entre leur ville et les

Page 1