‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 348 sur 404 · V. 12.1-6. ilKi · texte numérisé non relu

V. 12.1-6. ilKi

'.I. V. 127-9, ilil-l.

in. V. ill-.ï :

Haec nos ah mus ['uincorum annalibus Prolata lougo touiporo edidinius tibi.

11. Voir MullenbolT, Deutsche Alterlumskunde, I. p. 78, 93-94; Gutschmid, Kleine

admettre que, pour la partie de son poème qui concerne les côtes de l'Océan au delà de Gadès. ou peut-être depuis l'embouchure de la (luadiana, sa source ait été la relation d'Himilcon, peut-être déjà arrangée par un auteur intermédiaire, en tout cas retournée, — puisque la description d'Aviénus va en général du Nord au Sud, tandis qu'IIimilcon suivait évidemment la marche contraire, — souvent mal comprise et défigurée1? La question est fort obscure et ce n'est pas dans une histoire de l'Afrique du Nord qu'il convient de la traiter. Il est certain du moins qu'IIimilcon parvint aux Œstrymaides. D'après les indications d'Aviénus, Oestrymnis était le nom ancien d'un promontoire2; au-dessous, s'étendait la partie de l'Océan dite sinus Oestrymnicus*, dans laquelle il y avait des îles, les insulae Oestrymnides* , riches en étain et en plomb r'; il fallait deux jours de navigation pour aller de là jusqu'à l'île Sacrée, habitée par les Hierni, c'est-à-dire jusqu'à l'Irlande". Le promontoire était très probablement à l'extrémité occidentale de la Bretagne française7. Pour les îles, on peut hésiter entre Ouessant. avec les îlots voisins*, et les Sorlingues (ou Scttly)9; la première identification nous parait plus vraisem-

Schriften, IV. p. I12S ; Unger, dans Philologus, IV' Supplementband, 1884, p 203 ; I-:. Meyer, Geschkhte des Alterthums, 11. |>. 686

I Voir surtout Jullian, Histoire delà Gaule, I. p. 385 et suiv.

:!. V. 94-93. Le texte donne Oestrymninus; pour la l'orme Oestrymnicus, conf. \. 130 el 155.

S. y. !i i ri suiv. Vppelées insulae Oestrymnicae au \. 130.

il. Y. 108-111.

7. Pointe de Saint-Mathieu (?) : voir MiUlenhoff, '. <•.. p. 91 : Jullian, l. c, p. 9,

ii.T, ,i p. :is7. n. 7. Vviénus (v. 154) parait il ier aussi le nom a'Oeslrymnis

au Nord de l'Espagne. Mûllenhoff (p. 99) el E. Meyer (1 c.,p. 692) se demandent s'il ae -'a-il pas d'un mol qui aurait signifié pays de l'étain •■! aurait pu s'ap pliquer successivement à des régions diverses.

S. Sieglin, dans Verhandlungen des siebenteninternationalen Geograpken-Kongresses ;„ Berlin < 1899), II. p. 851.

il Voir, entre autres, Gutschmid, '. ■■.. p. 136-7; Sonny, De Massiliensium rébus quaestiones, \>. lii-ïi; E. Meyer, /. <-.. p. 692; Jullian, /. ... p. :iS7. (in les identillc d'ordinaire avec !>■- [les Cassitérides d'Hérodote (III, 113) : Gutschmid, Meyer, Jullian, etc.

blable1. L'étain mentionné par Aviénus provenait en réalité de la pointe de Cornouaille ' ; les indigènes le mettaient en ling&ts et, sur des barques d'osier entourées de cuir ', le transportaient dans les îles, où les marchands étrangers venaient le chercher. Ce commerce datait peut-être, nous l'avons dit *, d'une époque très reculée.

Himilcon aurait mis quatre mois pour aller de Gadès (?) aux (Estrymnides 6. Si le chiffre est exact0, sa navigation avait été beaucoup retardée7, soit par des séjours sur divers points du littoral atlantique, soit par dos circonstances défavorables : calmes prolongés, rencontre d'algues", peut-être aussi vents contraires. Il n'est pas prouvé qu'il soit allé au delà des fies (Estrymnides3.

1. Elle convient mieux à la distance indiquée entre les QEstrymnides et l'Irlande; surtout elle explique comment Iviéntts (v. 120 et suiv.) peut dire que, si des lies QEstrymnides on se dirige vers le Nord, on arrive au pays des Ligures qui ont été chassés par les Celtes : il ne peut être question que du littoral français de la Manche.

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