XV. 'l. Voir Meltzer, I. p. 31i
:i. a Vicensimo voluniine oontiaeutur res gestac Dionysii Siculi patris... . Deductieque Dionysii rébus ail interitum eius, dictae quas Vnno Magnus in Vfrico gessit, »
1. XXI, 4. 7 : ... iliun AJros regetnque Mauroruni concitat. ■•
.'i. Polytenus (V, 10, 3) parle d'un Hknilcon qui se sérail empi l'une ville <li'>
Libyens (par un stratagème que Frontio attribue à Péricles). s'il s'agit, comma
en Afrique au iv" siècle, <>n ne saurait dire si Cartilage se contenta de repousser des attaques et de réprimer des soulèvements, ou si elle agrandit sou territoire, après des guerres heureuses.
le croil Polyœnus, de l'Himilcon qui échoua devant Syracuse en 39G, cette victoire qu'il remporta en Afrique se place à une époque antérieure, puisqu'il se suicida
à son retour de Sicile. Le même auteur (Y. 10, 1> raconte i autre anecdote
sur llimilcon. Des Libyens ennemis étaient clans le voisinage d'une ville de Carthage, autant qu'il semble]. Himilcon se relira derrière les remparts, après avoir eu soin de déposer dans les faubourgs des jarres remplies d'un vin auquel il avail fait mélanger un narcotique. Trouvant ces jarres, les Libyens en burent le contenu avec avidité et s'endormirent. La même ruse esl attribuée par Frontin [Slratag., II. .'i. 12) a un Maharbal, que les Carthaginois avaient chargé de combattre des Africains rebelles. Le général abandonna son camp, ou les indigènes trouvèrent du vin. mêlé d'un narcotique; l'ayant bu, ils s'endormirent. Maharb&I, qui revint alors, put les massacrer ou les faire prisonniers. Sur ces historiettes, qui ne méritent sans doute aucune créance, voir Mellzer, 1. p. 280 ; Gutschmid, Kleine Schriften, II. p. 84-83.
Maîtresse d'une grande partie des côtes de la Méditerranée occidentale, Carthage voulut exjdorer les rivages de l'Océan, les ouvrir à l'activité de ses marchands, y fonder même des colonies. Dans ces régions lointaines, elle ne redoutait guère ses rivaux de la mer intérieure. Au delà du détroit de Gibraltar, qu'il n'était pas difficile de surveiller, elle détenait (îadès, probablement aussi Lixus, ces vieilles cités phéniciennes assises à l'entrée de l'Atlantique.
« Au temps, dit Pline1, où florissait la puissance de Carthage, Hannon, parti de Gadès, contourna l'Afrique jusqu'à l'extrémité de l'Arabie et il fit connaître par un écrit cette navigation; comme aussi Himilcon, envoyé à la même époque pour explorer les parties extérieures de L'Europe. »
Les deux expéditions d'Himilcon et d'Hannon auraient donc été contemporaines : nous rechercherons plus tard La date qu'on pont leur assigner. Elles furent entreprises par ordre de L'État. Les termes dont Pline se sert lé prouvent pour celle
I. Hist. nat., II. 169 : > Kl Hanno, Carlhaginis polenlia Oorente, circumveclus ;i Gadibus ail flnem \rabine navigationem eaoi prodidil scriplo, sicul ad cxtera Europae noscenda tnissus lem tempore Himilco. ■
d'Himilcon. Quant à Hannon, il était « roi' », c'est-à-dire magistrat suprême de Cartilage, et sa relation indique expressément qu'il partit en vertu d'une décision des Carthaginois.
L'écrit d'Himilcon, mentionné par Pline2, ne nous est pas parvenu. Mais il faut certainement l'identifier avec une relation du Carthaginois Himilcon, citée dans le Périple que Festus Aviénus versifia au IVe siècle de notre ère. Cet Himilcon avait navigué sur l'Océan3 et atteint, au bout de quatre mois, les parages des Œstrymnides4. Il avait parlé de calmes qui immobilisaient les navires', d'espaces encombrés d'algues dans lesquelles ils s'embarrassaient11, de vastes étendues où les fonds de sable étaient à peine couverts par les eaux7, de brouillards ('■pais, voilant le ciel et la mer8, de bêtes énormes et redoutables qui erraient çà et là ".
Ces détails, qu'Aviénus reproduit complaisamment, sans craindre les redites, il prétend les avoir tirés de vieilles annales puniques10, c'est-à-dire sans doute d'une traduction de la relation même du navigateur carthaginois. Se vante-t-il et n'a-t-il connu qu'un extrait d'Himilcon, cité par quelque auteur, inséré dans quelque recueil de choses et de faits curieux"? Doit-on
1. Périple d'Hannon. titre : "Awmvo;, Kapx»)8ov!<i>v $x<nXku>z. Pline le qualifie de <• Carthaginiensium dux >• el de . Poenorum imperator » (voir plus haut, p. 421, n. 2) : ce ne sont que des équivalents du terme grée qu'on lisait dans le titre de Périple.
2. Pline mie Himilcon dans la liste île se> auteurs pour -mi cinquième livre (1. ."n: mais cela ne prouve nullemenl qu'il l'ail In.