‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 377 sur 404 · Fischer, p · texte numérisé non relu

Fischer, p

2. Il esl impossible de dire où se trouvait le littoral habité par des nains, peul être des Négrilles, el bordé de montagnes que Sataspès atteignil avanl de revenir en arrière. S'il avail doublé les caps de Bonne-Espérance el des Viguilles, nu Sud de l'Afrique, el constaté In direction prise par la cote au delà de ces caps, il ne se sérail sans doule pas découragé. Les montagnes l'onl penser .i celles des régions de Conakry el de Sierra Leone, en deçii el au delà desquelles le littoral esl bas pendanl des milliers de kilomètres (sauf aux deus •■ Mamelles »

du cap Vert), actuelle ni. il n'\ .i pas de Négrilles de ce coté; mais cela n'esl

pas une objection bien forte.

EXPÉDITIONS SUR LES COTES DE L OCEAN. ait

Hérodote n'a certainement point connu la relation d'IIannon; il ne nomme même pas ce personnage. Mais des savants pensent qu'il a recueilli de values échos de l'expédition carthaginoise1. Cette opinion est difficile à admettre.

Il ne faut pas alléguer la mention qu'il fait du cap Soloeis : avant Hannon. des Phéniciens, peut-être des Grecs-, avaient pu atteindre et dépasser ce promontoire. Parce qu'Hérodote, décrivant, d'après des Carthaginois, l'île de Cyraunis, aujourd'hui Kerkenna, sur la côte orientale de la Tunisie, a dit à tort qu'on y recueillait des paillettes d'or3, cela ne prouve point qu'il ait confondu Cyraunis avec Cerné4, où l'on n'en recueillait sans dmite pas davantage.

M. Fischer1 a vu une allusion à la navigation d'IIannon dans un passage6 où, après avoir parlé du voyage accompli par des Phéniciens sous le règne de Néchao, l'historien ajoute : « Ainsi l'on connut pour la première fois que la Libye est entourée par la mer. Depuis, ce sont les Carthaginois qui le disent, puisque Sataspès n'a pas fait le tour de la Libye,... mais est revenu en arrière. » Les Carthaginois, dit M. Fischer, ont pu croire qu'Hannon était parvenu par l'Ouest jusqu'à un point que d'autres avaient atteint par l'Est et qu'il avait ainsi démontré la possibilité de faire le tour de l'Afrique.

Il est vrai que Pline, copiant quelque autre auteur, a écrit qu'Hannon s'avança jusqu'à l'extrémité de l'Arabie7. Cette

1. Millier, Geogr., p. xxm. Meltzer. p. 231-.'i. Contra : Illing, p. 5-8.

J. Au temps où ils franchissaient librement le détroit et fréquentaient Tartessos. D'ailleurs nous venons de voir qu'Hérodote entendit parler du Soloeis à propos de la navigation du Perse Sataspès.

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