‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 376 sur 404 · Fischer, p. 112-4. Conf. Uling, p. s · texte numérisé non relu

Fischer, p. 112-4. Conf. Uling, p. s

2. Voir Fragm. hist. graec, IV. [>. 108 : Jacoby, Tteal-Encyclopàdie de Wissowa, s. v. Ealhymenes. On sait seulement qu'il atteignit un fleuve dans lequel il y avait des crocodiles el des hippopotames : il s'agil peut-être de celui que mentionne Hannon.

3. Au vr siècle, avant tlécatée : Diels, Sitzungsberichte der preussischen Akademie der Wissenschaften, 1891, p. 582, a. -i (conf. E. Meyer, Geschichte, III. p. 673). Vers l,i lin ilu vi' siècle : Jacoby, (. <■., col. Kilo. Peut-être avant Hérodote : Berger, Geschichte der tviss. Erdkunde, 2" édit., p. 134. Dans la première moitié du iv" siècle : Fischer, p. 106. Vers le milieu du iv' : Sieglin, Verhandl., p. son. Dans la

second* itié du même siècle : llling, p. s. Antérieurement a 328-320 : Jullian,

/. e., 1, p. 417. n. 2. Etc. ïnni ce que l'on peul dire, c'est qu'Euthymène est antérieur a Éphore, qui a e i uni' assertion du Marseillais (.Elms Vristide, Orat.,

XXXVI. 85, édit. Ki'il, II. p. 290). S. m voyage 'luit par conséquent se placer au plus lard dans le second tiers du i\ siècle.

i. IV. 13.

5. Vvanl 165, année de la morl de Xerxès, cl probablemenl après iTS : voir Fischer, p. s:; (il donne d'autres arguments, peu convaincants, pour placer l'expédition de Sataspès après 470).

312 COLONISATION' PHENICIENNE, EMPIRE DE CAKTIIAGE.

aussi le promontoire de la Libye qu'on appelle Soloeis, il s'avança vers le Midi. Pendant plusieurs mois, il parcourut une grande étendue de mer, mais, comme le voyage s'allongeait toujours, il rebroussa chemin et revint en Egypte. l*e là, il se rendit auprès du roi Xerxès et lui dit qu'an point extrême de sa route, il avait longé un rivage habité par de petite hommes, vêtus de feuilles de palmier; que ces hommes, à l'approche du vaisseau, s'étaient enfuis dans les montagnes, abandonnant leurs villes. Il ajouta que lui et 1rs siens étaient entrés dans ces villes, sans commettre aucun dégât et en se contentant d'enlever du bétail. S'il n'avait pas l'ait le tour de la Libye, c'était parce qu'il lui avait été impossible de faire avancer son navire, qui s'était arrêté. Xerxès, pensant qu'il ne disait pas la vérité et voyant qu'il n'avait pas rempli la lâche qui lui avait été imposée, renouvela la condamnation prononcée contre lui et le lit empaler. »

Si Sataspès. a-t-on dit1, ne mentionnait pas dans son rapport les colonies fondées par Hannon, c'était parce qu'elles n'existaient point encore. 11 suffit de lire le chapitre d'Hérodote que nous venons de traduire pour juger combien cette conclusion esl arbitraire. Nous avons ici, non pas un récit complet du voyage de Sataspès sur l'Océan, mais seulement quelques indications sur ce qu'il vit au point extrême de sa roule, après plusieurs mois de navigation2, c'est-à-dire, sans doute, bien au delà des sites des colonies qu'Hannon avait déjà fondées, ou devail fonder plus tard, sur la côte du Maroc et près de la Saguia el Hamra.

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