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4. Mullenhofl, p. 'hit. Geffcken, l. -■. .">. Cliup. i.xxxiv.
6. On | >■ - ■ ■ i supposer qu'il y a eu entre Timée el le compilateur un intermédiaire, qui aurai! modifié Tii d'après des informations particulières : peutêtre Posidonius.
522 COLONISATION PHENICIENNE, EMPIltE DE CARTHAGE.
quelques-uns même s'y étabfeent. M;iis le gouvernement punique défendit sous peine de mort de naviguer vers celte île et supprima tous ceux qui s'y étaient tixés. dans la crainte qu'on ne la fit connaître et qu'une population nombreuse ne devint maîtresse de ses richesses et ne ruinât la fortune des Carthaginois.
Dans l'île de ïimée on a reconnu avec probabilité Madère1. Mais il est bien difficile de savoir ce qu'il y a de vrai parmi les détails fort suspects donnés dans les deux textes que nous venons de citer. Il n'en faut peut-être retenir qu'une chose : c'est que les Gaditains, puis les Carthaginois ont visité Madère Bt sans doute aussi l'île voisine, Porto-Santo, plus rapprochée du détroit de Gibraltar2. Quand les Phéniciens y abordèrent-ils pour la première fois? On s'est demandé 3 si des échos de leur découverte n'étaient pas parvenus aux Grecs dès le vin' siècle, ou même plus tôt : il ne faudrait pas regarder comme une pure invention les îles des Bienheureux*., qui étaient situées, dit Hésiode6, aux extrémités de la terre, le long de l'Océan. Hypothèse des plus contestables : la croyance à des iles du Couchant, séjour des morts heureux, a été répandue chez divers peuples, entre autres chez les Egyptiens et les Celtes, et ne parait pas avoir tiré son origine de connaissances géographiques.
Carthage, devenue maîtresse de l'entrée de l'Océan, se serait bornée à interdire à des rivaux l'accès de ces iles \ Elles ne furent
1. Heeren, Se la l'oliti<iu<-, IV. |,. lli. Mùllenhoff, ;. ,-., p. (il. Meltzer, I. p. 109. Etc.
2. Horace (Êpodes, XVI, 59) aurait donc eu tort de dire, en parlant, autant qu'il semble, de ces Iles :
Non hue sniniiii i iH'MTiint comua aautae.