V. 5 : - amnis Sububus magnificus et navigabilis
2. Des bateaux ;i fond plat pourraient le remonter jusqu'à 250 kilomètres de snii embouchure : Annales de Géographie, XXI, 1912, p. 281.
• !. Mêla (I, 28) parle des ■ parva Qumina de la côte méditerranéenne de la Mauritanie, c'est-à-dire du Maroc.
i. Y. is.
.'i. Tissot, dans Mémoires présentés « l'Académie des Inscriptions, IX. l"' partie, p. 156-7.
6. Gsell, Monuments antiques de l'Algérie, Il p. 9-iO; p. II. n. '. n ' I el i. Tissot, Géographie, II. p. 251, 266; 273, 282, 336, 371, '.il, lin, 556, 370, 576. Saladin, dans Nouvelles Archives des missions, II, IS'.!2, p. 403-414, 137-439.
■r, LES CONDITIONS Dlî DEVELOPPEMENT HISTORIQUE.
l'hypothèse la plus vraisemblable est qu'ils se traversaient à gué1. Il y a donc lieu de croire qu'à l'époque romaine, leur débit maximum ne différait guère de ce qu'il est aujourd'hui.
Suffisamment humectées, les régions voisines de la côte étaient fertiles, sauf dans quelques parties. Polybe 2, réfutant Timée. dit que « la fécondité de la Libye est admirable ». Strabon écrit1 que « le littoral, de Carthage aux -Colonnes d Héraclès, est en général fertile ». Il dit ailleurs' que « tous s'accordent pour déclarer que la Maurusie (le Maroc) est un pays fertile et bien pourvu d'eau, à l'exception de quelques déserts peu étendus » (il indique, parmi ces régions arides, le canton de Métagonion, au cap de l'Agua, près de l'embouchure de la JVÏoulouia6). Du Métagonion au cap ïréton (cap lîougaroun), « les terres du littoral sont fertiles0 ». .Mêla affirme que l'Afrique est extrêmement fertile partout où elle est habitée7. Il fait l'éloge de la côte océanique du Maroc8.
A l'intérieur des terres, les pluies ne manquaient pas tout à fait. Salluste'1 en mentionne à Capsa (Gafsa), à Thala (probablement dans la même région que Capsa). Mais, bien souvent, elles étaient insuffisantes pour assurer la bonne venue des céréales. C'est ce que remarque saint Augustin "' : « La Gétulie a soif, tandis que la mer reçoit de la pluie... Ici (à llippone), Dieu fait tomber la pluie tous les ans. et. tous les ans. il nous donne le blé; ... là (en Gétulie), il ne le donne que rarement,
1. Certains de ces gués correspondent ù ceux d'aujourd'hui. Pour celui de Mudjez Sfa, cnlre Duvivier el s. ml; Muas, voir Mercier, Bull, archéologique du Comité, 1888, p. Ilii el [10; Gsell, Atlas archéologique de l'Algérie, (" il. n" 2S\.