In laudem lustini, IV
i. s.'illnsip. ./«i/.. LXXV, 7 : • T.inia repente caelo missa vis aquae dicitur, ut ea i In exercilui salis superque foret. »
•'i. Bel!, afric, XI. VII. I el 6 : - Circiter vigilia secundo noclis, nimbus cum saxca grandine subito esl exortus ingens... Itaque subito imbre grandineque consecuta gravatis pondère tentoriis aquarumque vi subrutis disiectisque... »
Tertullien parle des pluies de l'année précédente, qui avaient été un véritable déluge'. D'autres pluies torrentielles sont signalées, soit au voisinage du littoral méditerranéen, soit à l'intérieur des terres2. Saint Cyprien3, saint Augustin', Corippus5 mentionnent aussi des orages de grêle, funestes à l'agriculture. Ces avalanches inondaient les campagnes et les couvraient de boues0, gonflaient les torrents et causaient des dégâts7, endommageant en particulier les roules'.
Dans l'antiquité comme de notre temps, la quantité des pluies variait beaucoup selon les régions.
Il y avait de l'eau dans les pays voisins du littoral. « La partie de l'Afrique, dit Solin9, qui est exposée au Nord est
1. Ad Scapulam, -i : - imbres anni praeleriti..., cataclysmuin seilicet. »
2. Orage subit pendant une bataille qui' Marius livre a Jugurtha cl à Bocchus, dans la région de Cirla : Paul Orose, V. 15, 15-16. Pluie Lorrenlielle ri vent vialent lors d'une bataille livrée par Pompée près d'Utique : Plularque, Pompée, 12. Pluie lorrenlielle en IL' environ après J.-C. dans le déserl : Dion Cassius, LX. 9. Orage violent en 238, probablement près de Carthage : Histoire Auguste, Gordiani Ira, XVI, 2.
3. Ad Demetrianum, 7 : »... si vineani debilitel giando eaedcns, si nleain detruncel turbo subvertens. »
4. Enarr. in psalm. I.XX (I " partie), 17; LXXV1, 3; CXXIX, S: CXXXVI, -ï. — Dans la lettre XCI, s. il est question d'une grêle qui éclata sur Calama (Guelma) au eommencemenl de juin.
o. Johannide, III. 2o0 :
Ceu glaucam veniens grando destringil olivam, Arl»oris cxcutiens concusso vertice fructus; Tlimi pariter praeceps ad terram pondère nimbi Ei tonor oxcutitar, quassatus grandine, ramus.
Conf. ibid., li. 2hi el suiv.; VIII, 513 et suiv. — Voir aussi Actes des martyrs d'Abitine, 3 (dans Ruinart, Ida prim.orv.rn martyrum, Pans. Hi.s'.i. p. (loi.
0. Frontin (De controversiis agrorum, dan- Gromatici veleres, p. 47) parle des inondations (•■ inundatio camporum ») qui modifient l'aspecl îles champs en Afrique.
T. Bull, archéologique du Comité, 1808, p. ccxlii] (inscription de la rég lu
Mornag, au Sud de Tunis) : « templum vi Ûuminis ereptum. » Ibid., 1899, p. clxxxi (inscription de Tigzirl) : ■ ... cuius voragine -semper altrila s[u ni pecora. •
s. C. /. /... VIII. 10298-9, 10302, 10304, 10308-9, 10315, 10320, 10323, 22:i7l :t. 22379 (bornes milliaires de la roule de Cirto a Rusicade) : « viam imbribus el
vetustnte conlapsi -uni pontibus restituit. » Ibid., 22397,22399; Procès-verbaux
,i, i,i Commission >i, r [frique du Nord, mai- 1912, p. \\i (bornes de la région de Djeiniia. entre Constantine el Sétif) : ■ vias lorrentibus exhaustas. »
'.). XXVII, 5 : •■ Africa qun septemtrionem patitur aquario larga. • Conf, Strabon, XVII, 3, lu.
bien arrosée. » Cette eau était-elle plus abondante qu'aujourd'hui? Les documents dont nous disposons ne le prouvent pas. Nous avons déjà noté que, le plus souvent, on trouve encore des sources auprès des agglomérations antiques.
L'Océan recevait le Sububus, « fleuve magnifique et navigable », dit Pline '. C'est l'oued Sebou, qui est encore navigable sur une cinquantaine de kilomètres en toute saison, et bien plus haut en hiver'. A l'Est du détroit de Gibraltar, la disposition des montagnes du Tell empêche la formation de Meuves aussi importants '. Quelques rivières du Nord du Maroc sont cependant indiquées comme navigables par Pline4 : le Tamuda, le Laud, la .Malvane; ce sont l'oued Martil, l'oued Laou, la Moulouià5. Si le mot « navigable » veut dire que, pendant une partie de l'année, ces oueds peuvent être remontés par des barques jusqu'à une certaine distance de leur embouchure, l'assertion est encore vraie. Dans le Nord de l'Algérie et de la Tunisie, on rencontre quelques ruines de ponts romains11; ils n'ont pas été construits pour traverser des lits plus, larges que les lits actuels, (jui, il faut le dire, sont rarement remplis. Ce qui est plus digne de remarque, c'est le nombre assez peu élevé de ces ponts, dans un pays qui était sillonné par beaucoup de routes. Sur bien des points, le tracé des voies n'est pas douteux: on constate qu'elles franchissaient des rivières sur lesquelles il ne reste aucune trace de pont. On fient supposer que ces cours d'eau se passaient sur des bacs ou des ponts de bateaux, mais