Jug., I. XXXIX
3. Jug., LXXV. '1 : ~ inter Thalnm Plumenque proxumum, in spalio milium quinquaginta, loca arida atquc vasta. «
i. Jug., LXXV, 3; XCI, 1 (il faut dire que l'expédition de Marius eut lieu ii la lin de l'été : XC. 1).
.'i. ./«<;.. L XXXIV, 7. Conf. ce que Pline i.\. 201) dit sur un moyen que les Gélules ont trouvé pour se désaltérer.
(i. Blanchet, dans Enquête sur les installations hydrauliques romaines en Tunisie, l, p. ni: le même, dans Association française pour l'avancement des sciences, Tunis, 1896, II. p. 8Û9. lucun reste de barrage n'o été relevé dans la région de ICairouan : Enquête, I. p. -<i.'i.
7. Bell, af ri . . 1.1. a : César choisi I pour établir son camp un endroit où « putei
lie m complures poteranl ; aqual nim longa el angusta utebatur • : LXIX, "i :
l'ennemi s'efforce de faire camper César • ubi omnino .-i < ] 1 1 ; > « • nihil essel »; LXXIX, I : <■ aquae penuriam ».
il 8 LES CONDITIONS DU DEVELOPPEMENT HISTORIQUE.
entièrement desséché, et c'est par un hasard providentiel que des terrassements font rencontrer une nappe d'eau, enfouie sous le sol '. Des villes qui furent importantes à l'époque romaine, Leptis Minor, Thysdrus, se passaient d'eau de source-. Dans les premiers siècles de notre ère, le travail opiniâtre de l'homme, les façons données au sol pour retenir l'humidité qu'il pouvait emmagasiner, le choix de cultures fort peu exigeantes au point de vue de l'eau ont transformé en de riches campagnes une bonne partie des régions africaines où la pluie ne tombait guère, où les sources étaient rares, où d'ordinaire les ravins étaient vides. Dans ces pays, on voit partout des restes de bassins, de réservoirs, de citernes, de puits, qui servaient à l'alimentation des hommes et du bétail, bien plus qu'à l'irrigation des cultures3. Les eaux qui tombaient du ciel, celles que recelait le sol étaient si précieuses qu'on ne négligeait rien pour les recueillir et qu'on ne les gaspillait pas à des usages vulgaires. Les travaux hydrauliques ne manquaient pas non plus dans des régions plus favorisées sous le rapport des pluies. Ceux qui alimentaient des villes, des bourgs témoignent surtout du désir que les habitants avaient de boire une eau aussi pure, aussi saine que possible '. Mais d'autres attestent que, même dans ces régions, l'eau du ciel ne suffisait pas toujours aux besoins agricoles. Quand on le pouvait, on recourait aux irrigations, soit pendant la saison d'été, pour les cultures maraîchères et fruitières, soit même pendant l'hiver, dans les périodes de sécheresse persistante qui, nous le savons, n étaient pas
[. Pi pe, Bell, vand., I. 15, 34; Édifices, VI. 6.