Conf. Blanchet, dans Enquële, I. p
4. Les aqueducs qui amcnaienl des eaux de - 'ce dans certaines \ illes importantes étaient parfois très longs (aqueduc principal de Cirta, 35 kilo très;
aqueduc de Caesniva, i'S; ai pi ni ne <l ■ - ('..irihaur. 132). Cela ne prouve pas que les sources manquassenl dans le voisinage de ces villes. Mais ou bien l'eau qu'elles fournissaient n'a |ia> été jugée assez bonne, ou bien elle eûl été insuffisante pour
alimenter de très fartes aggl rations. Conf. Fischer, Verhandlungen des achten
Gcographentages, p. w.
rares en cette saison. Une remarque de Frontin mérite d'être citée : « En Italie et dans quelques provinces, vous causez un grave préjudice à votre voisin si vous faites pénétrer l'eau dans sa propriété; eu Afrique, si vous empêchez l'eau de passer chez lui '. »
Les textes que nous venons d'étudier manquent souvent de précision; ils ne doivent pas être tous accueillis avec une confiance aveugle. Ils permettent cependant quelques conclusions. Au Sud de la Berbérie, le Sahara était déjà un désert dans les siècles qui précédèrent el suivirent l'ère chrétienne. Mais il était peut-être un peu moins sec que de nos jours.
Il est inexacl de dire que, pendant une partie de l'époque historique, la lisière septentrionale du Sahara ait été une zone humide. On a cependant quelques raisons de supposer que les montagnes qui bordent le désert recevaient un peu plus de pluie qu'aujourd'hui.
Quant à l'Afrique du Nord proprement dite, elle jouissait d'un climat, sinon semblable, du moins très analogue au climat actuel : sécheresse habituelle en été, sécheresse parfois pendant toute l'année, pluies irrégulières et souvenl torrentielles, bien moins abondantes, d'une manière générale, à l'intérieur du pays que dans le voisinage de l'Océan et de la Méditerranée, depuis le détroit de Gibraltar jusqu'au cap Bon. Que celte contrée ait été un peu plus humide qu'aujourd'hui, cela est pus sible : à défaut de preuves, on peut invoquer quelques indices. qui ne sont pas dénués de valeur. Mais, en somme, si le climat de la Berbérie s'est modifié depuis l'époque romaine, ce n'a été que dans une très faible mesure.
l. De controversiis agrorum, dans Gromatici veteres, p. .'i7 : •• In [talin oui |m- I m -.|;i m provinciis non exigua <■-! iniuria si in alienum agrum aquam immitlas; in provincia aulem Africa, si transire non paliaïis. • Conf. Agenius Urbicus, ibid., p. 88. Fronlin <lil encore ((. <\. p. 36) : •• Cuin --il regio aridissima iil s'agil il'' l'Afrique), nihil magis m querela habent quam -i quis inhibuerit ai] mi m piiiMiim mi -iiiini iiiiiiirri' : nain el aggeres faciunl el excipiunl el conti nent eam, ut ibi potius consumatur quam efflual