‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 66 sur 404 · Diïrst, dans l'Anthropologie, XI, 1900, p. 147 et suiv · texte numérisé non relu

Diïrst, dans l'Anthropologie, XI, 1900, p. 147 et suiv

4. Terniflne; Aboukir : Pomel, (. c, p. 95 et suiv., pi. XV et XVII. — Peut-être à la grotte des Ours : Bec. de Constanline, XLII, p. 133.

3. Les osse nls de bovidés ne snnt pas toujours, on le comprend, faciles à

classer avec précision. Voir Boule, /. c, p. 12 (lac Karar); lîarbin et Pallary, Bull. d'Oran, 1910, p. 80 (abris de la Mouillah); Pallary, Bec. de Constantin,-, XLIV, p. IIKI (escargotières de la région de Tébessai.

6. Bull. d'Oran, 1910, p. 80 (abris de la Mouillah). Bec. de Constanline, XLIV, p. 63 (escargotières de la région, de Tèbessa).

7. Trouessart, La l'aune des mammifères de l'Algérie, du Maroc et île la Tunisie, dans Causeries scientifiques de la Société ;oologiquc de France, I, I'.!u3, p. II3S. Boule, dans l'Anthropologie, XVII, 1906, p. 279, 283.

s. Ajouter VEIephas ufricanus, le macaque, le serval, le chai gaulé. Pour le Bos opisthonomus, voir plus haut, n. 3.

contraire une étroite parenté avec des espèces actuelles du centre et du Sud de l'Afrique1, soit qu'elles aient pu traverser le Sahara, soit que les communications aient eu lieu par ailleurs.

l'ius tard, la Berbérie, isolée par la mer et par le désert, possède une faune d'une physionomie particulière2, qui présente cependant des affinités avec celle de l'Europe méridionale et, pour les régions sèches, avec celle de l'Egypte et de la Nubie1. Elle conserve des animaux qui disparaissent de l'Europe; elle en perd d'autres qui, sauf quelques exceptions, se maintiennent au delà du Sahara.

L'Elephas atlanticus s'éteignit d'abord, peut-être par suite du refroidissement et de l'assèchement du climat; puis ce fut le tour de l'hippopotame et du rhinocéros.

Des débris d'œufs d'autruche se rencontrent en abondance dans les stations néolithiques4. On y trouve des restes de félins (lion, panthère, etc.5), l'hyène1', le chacal7, le renard", le sanglier",

l. Boule, dans l'Anthropologie, X, 1899, p. 571,

'-'. Polybe (XII, 3, • >) observe que la Libye nourrit quantité d'éléphants, lions, panthères, antilopes, autruches, animaux qui n'existent pas eu Europe. Hérodote (IV, 192) énumère une série d'animaux qui vivent dans le pays des Libyens nomades et qui sont, dit-il, propres a ce pays.

3. Conf. Cosson, le Rlgne végétal en Algérie (Paris, 1879), p. .">7.

4. Ou a recueilli aussi des nsseiiieuls de cri oiseau dans des grottes d'Oran : Doumergue, Assoc. française, Pau. 1892, 11. p. i>2?<.

•">. Grotte du Grand-Rocher, près d'Alger : Pomel, Carnassiers, p. S. pi. IX (lion?). Grotte voisine d'Oran : ibid., p. Il (lion?) el 1-'. Grotte de Saïda, dan- te

départei il d'Oran : Doumergue et Poirier, Bull. d'Oran. 1894, p. 109-110 (lion,

caracal, serval). Grotte de Mustapha-Supérieur : Flamand, Assoc. française, Vjaccio,

II. p. 730 (panthère). Grotte de Bougie : Don •gue, ibid., Cherbourg, 1905, II.

p. 630 i lion i.

6, Grand Rocher; Mustapha-Supérieur : Pomel, 2. c, p. 13, 15, pi. V-VII. Saida : Bu!Z. d'Oran, 1894, p. 109.

7. Grand-Rocher : Pomel, '. <•.. p. 28. Mustapha-Supérieur: Assoc, l.c. Saida : Hall, d'oran. I. c. Grottes d'Oran : p. ex, Bull, delà Société d'anthropologie de Lyon. XI, 1892, p. 300.

s. Grottes d'Oran el de Saïda : Assoc. française. Marseille, 1891, II. p. lii.'i; Hall. d'Oran, t. c. Pour la présence de ces divers animaux dans les grottes, conf. l'observation faite p. 101, n. 7.

9. Grand-Rocher; Mustapha-Supérieur; grottes d'Oran : Pomel, Suilliens, p. 15. 17, 22. 23, 24, 26, pi. 111. IV. VIII. Saida :. Hall. d'Oran, I. c, p. III. Etc.

FAINE ET FLOUE DE L AFRIQUE Ut: HOED. 105

le phacochère1, le zèbre, qui semble devenir rare-, le dromadaire, rare aussi3, le cerf', des gazelles1 et d'autres antilopes6, l'alcélaphe T, le gnou8, le mouflon', le bœuf dit Lias opisthonomus i0 , d'autres bovidés". Un buflle. dit Bubalus mii/i/ii us. qui est peu fréquent12, devait atteindre 3 mètres de longueur, \ ni. H'i de hauteur au garrot et I m. 70 à la

1. Mustapha-Supérieur; Oran (grotte dite «lu Polygone) : Pomel, '. c, p. 29 el suiv., pi. 1X-X.

2. Les ossements d'équidés sont en général peu déterminables. Pomel [Équidés, p. 26) indique au Grand-Rocher son Equus mauritaniens, qui est probablement un zèbre. Conf. à la grotte de Mustapha-Supérieur : Assoc. française, Ajaecio, t(. p. 730. — Nous reparlerons des équidés quand nous étudierons les animaux domestiques (livre II. chapitre ni.

3. Grottes du Grand-Rocher, de Mustapha-Supérieur, de Fort-de-1'Eau : Pomel, Cornéliens et cervidés, p. 6-9, pi. 1. Grotte de Saïda : Bull. d'Oran, 1894, p. III. Le dromadaire a été aussi trouvé à l'oued Seguen, entre Constantine et Sétif Pomel, /. c, p. 1 1 - 1 li, pi. H. Conf. Flamand, dans V Anthropologie, VIII. 1897, p. 291-2; Boule, ibid., X, 1899, p. 564.

4. Graml-Uodirr: Mustapha-Supérieur : Pomel, /. c, p. 41, pi. VII: Assoc. française, Ajaecio, II. p. 730.

5. Grottes de Mustapha-Supérieur, d'Oran, de Saïda : Assoc., I. c: Pomel, Antilopes Pallas, p. 14, 25, pi. 11. V, X; Pallarv el Tommasini, Assoc. française, Marseille, 1891, II. p. 645; Bull. d'Oran, 1894, p. 113. Abri de Redeyef (Sud-Ouesl de la Tunisie) : Gobert, dans l'Anthropologie, XXIII, 1912, p. 167.

6. Difficiles à déterminer. Grottes du Grand-Rocher, do Mustapha-Supérieur, d'Oran, de Saïda : Pomel, /. c, p. :i'i. 38, 39, 41. pi. VI et X; Assoc. française, Ajaecio, (. c; ibid., Pau, 1892, II, p. 625; Bull. d'Oran, L c.

7. Grand-Rocher; Mustapha-Supérieur; Oran; Saïda : Pomel, Bosélaphes Ray, p. 31, 32. 36, 38, 41, i.'i. pi. IV, VII-X; Assoc. française, Ajaecio, /. c; ibid.. Marseille, I. c: Bail. d'Oran, I. r. Abri de Redeyef : Gobert, /. c.

S. Grotte de Bougie : Debruge, Assoc. française, Cherbourg, 1905, II. p. 631. Grotte du Mouflon, a Constantine : ibid., Lille, 1909, II, p. 821.

9. Grottes d'Oran : Pomel, Ouidés, p. 7, 9, pi. VI. VII! Grotte de Muslapha- Supérieur : Assoc, Ajaecio! l. c. On a trouvé aussi le mouflon el non le bouquetin] dans un abri de Redeyef : Revue de l'École d'anthropologie, XX. 1910, p. 271-2: Gobert, l. c.

10. Grottes d'Oran, de Saïda, de Mustapha-Supérieur : Pomel, Bœufs-taureaux, pi. Il-V. X\l; Bull. d'Oran, 1894, p. 112: Assoc, Ajaecio, (. c. Station d'Arbal, près d'Oran : Doumergne, dans Assoc, Nantes, isus. 11. p. ">7.ï.

11. Bos curvidens (?), à Saïda : Bull, d'Oran, 1S'.I4. p. 112-3. — Nous reviendrons sur les ovidés el les bovidés dans l'étude des animaux domestiques.

12. Grottes du Grand-Rocher et de Mustapha-Supérieur: Pomel, Babalus antiqaus, p. Tli, pi. IX; Assoc, Ajaecio, i1. c Probablement dans des grottes d'Oran : Pomel, '. c., p. 77. — Le Bubalus antiquus n'a pas encore été rencontré avec certitude dans les stations paléolithiques : Pomel, l. c (conf. Boule, dans l'Anthropologie XI, 1900, p. 12). .M. Flamand [Recherches sur I,- Haut-Pays de l'Oranie, p. 729) dit, il est vrai, que • 1rs gisements incontestables du Bubalus antiquus sont, dans le Tell algérien el dans le Haut-Pays, tons pleistocènes récents •; que les restes de ce buffle» n'uni jamais été rencontrés dan- des dépôts actuels » : c'est même un

croupe'. Pomel croit qu'il s'agit d'une espèce propre à l'Afrique septentrionale, aujourd'hui disparue -; d'autres l'identifient avec le Bubalus palaeindicus, qui vécut en Inde, dans l'Asie antérieure, et même en Europe, et qui existe encore dans le Nord de l'Inde, sous le nom d'arni3. Ce fut alors, sans doute, que les Africains commencèrent à avoir des animaux domestiques; mais il est difficile d'indiquer dans quelle mesure ceux-ci se rattachent à des espèces sauvages indigènes et de faire la part des importations.

Le lion, le chacal, le sanglier, la gazelle, l'autruche apparaissent sur des dessins rupestres de la région de Guelma4. qui ne semblent pas dater d'un autre âge que les gravures préhistoriques du Sud de l'Algérie. Ces dernières3, du moins en partie, sont, croyons-nous, contemporaines de l'industrie néolithique récente. Elles nous montrent souvent des éléphants', qui, selon Pomel, auraient appartenu à l'espèce dite Elephas atlanticus1 , mais qu'il est plus vraisemblable de regarder comme les descendants de Y Elephas africain/s et les ancêtres directs des éléphants signalés dans le Nord de l'Afrique à l'époque histo-

de ses principaux arguments pour attribuer une 1res haute antiquité aux gravures rupestres, sur Lesquelles le Bubalus est très fréquent. Il Faudrait tirer celte question au clair.

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