Voir plus loin, livre II, chap. n
8. Elle esl très douteuse à Tyout, à Moghar el à El Iladj Mimoun, où elle a été signalée (pour Moghar, voir Bonnet, Revue d'ethnographie, I. c, p. 150 el p. 133, fig. 6; Flamand, Bull, de la Soc. d'anthr. de Lyon, XX. p. 199, fig. iv. n" 5), mais certaine à Guebar Rechim. On la retrouve sur des gravures du .'sud du Maroc (Duveyrier, Bull, de la Société de géographie de Paris, 1870, II, p. 130 et pi.. n 18; Douls, ibid., 1888, p. 456), el probablement à Barrebi, sur la Zousfana, au Sud-Ouest de Figuig (Duvaux, Bull. d'Oran, 1901, p. 310 et pi. IV, Bg. S : gravure qui pourrait être de date relativement récente). Elle apparaît aussi à l'oued Taghit, dans l'Ahnet, en plein Sahara : Gautier, Le., p. 104; fig. 21 , n° C, a la p. 103. Une girafe est peinte sur un rocher, dans le Sud du djebel Amour (Maumené, Bull, archéologique du Comité, 1901, p. 306 et pi. XXV. Qg. 10). Celle image esl peutêtre plus récente que les gravures préhistoriques de la même région. — Sur une gravure de la région de Figuig, Mme de la Rive a cru reconnaître l'okapi, animal vivant actuellement dans l'Ouganda : de Saussure, dans l'Anthropologie, XVI, 1905, p. 119-120. Cette identification parall hasardée (conf. Gautier, L c, p. 96). — Le rhinocéros a été reconnu sur une gravure du Sud du Maroc : Duveyrier, Le, p. 132, el pi., n" 42: conf. Pomel, Éléphants quaternaires, p. 60. Je doute fort de l'hippolame. signalé au Sud du Maroc (lliuils, (. c), a Tyoul el à
Moghar (conf. Bonnet, '. c, p. 150 et 156). — Po I voil un singe sur une gravure du Sud ma nai s (Singe ri homme, p. H ; pi. II, fig. 9) ; mais c'est peut-être un
humilie dans une posture bestiale.
<>n sait que l'éléphant a vécu dans l'Afrique du Nord jusqu'aux premiers siècles de notre ère1. Nous n'avons aucune preuve certaine de l'existence, aux temps historiques, du grand
buflle (Bubalus antiquus -. 11 n'est pas impossible que la girafe se soit maintenue çà et là, en Tripolitaine 3 et même dans le Sud de l'Algérie '.
Les animaux que mentionnent les auteurs grecs el latins, ou que reproduisent des monuments des époques carthaginoise et romaine, vivent encore, pour la plupart, en Berbérie. D'autres ont disparu ou ont émigré depuis peu. Nous ne parlerons pas ici de la l'aune domestique, que nous étudierons ailleurs .