Vmr plus haut, p. T'i el suiv
2. Il peul avoir survécu plus au Sud. peut-être dans la région de ta Saguiael ll.iiMi a. Straboa (XVII, 3, 5) mentionne, d'après Hypsicrate (ou Iphicrate), dans le pays des Éthiopiens occidentaux, des animaux, appelés rhizes (tous xa).ou(tÉvoviç ptÇei:), qui, par leur aspect, ressemblent à des taureaux, niais qui, par leur genre de \ i<\ leur taille el leur ardeur belliqueuse, rappellent les éléphants.
3. A (ihirza, en Tripolitaine, des bas-reliefs d'épnque tardive représentenl des girafes : Méhier de Mathuisieulx, dan- Nouvelles Archives des missions, XII, 1904, p. 25.
1. lu chroniqueur, Jean de Biclar, raconte qu'en 573, les Maccuritae envoyèri'iii a Gonstantinople des députés, qui offrirenl à l'empereur des défenses d'éléphant el une girafe (dans Moi sen, Chronice minora. 11, p. 213). On s'esl
demandé (Mommsen, /. c, note à ta p, 212; Diehl, l'Afrique byzantine, p. 328) si cette tribu u'elall pas identique aux Mocxxoûpat, indiques par Ptolémée (IV, 2. ."it en Maurétanie Césarienne : ceux-ci vivairnl peut-être dan- le voisinage de la vallée du Chélif (voir Cal. Essai sur la province romaine de Maurétanie Césarienne, p. Tii-, <:. /, /... VIII. 21492). La girafe mentionnée aurait pu être capturée aon loin de la. dans les steppes de la province d'Alger, ou plus au Sud (dans le djebel Amour ri dans le Nord du Sahara, des images rupestres représentant des girafes ne -nui peut-être pas préhistoriques : oonf. p. 107, n. Si. Hais le raaprochemenl entre 1rs Maccuritae e\ les MaxxoOpït esl incertain-; quand même il serait fondé, "n pourrait supposer que ranimai avail été amené du Soudan, d'où venaient sans doute les défenses d'éléphant. — En tout cas. si la girafe existai!
encore dans l'Afrique septentrionale aux époques romaii l byzantine, elle
devait v être rare. Les Romains virent pour la première luis une girafe en 46 avant J.-C, un siècle après leur établissement en Afrique, el cet a ni mal lui amené d'Alexandrie: Friedlânder, Sittengeschichte Roms, II. p, 493 île la 5' édition.
5. Livre II. chap. n. — Tissol [Géographie il,- la province romaine d'Afrique, I. p. 321-383) a donné des indications, d'ailleurs bien incomplètes, sur la faune de l'Afrique du Nord dan- l'antiquité.
Les singes, signalés assez souvent1, étaient, sans aucun doute, îles magots : on en rencontre aujourd'hui sur plusieurs points de l'Algérie et au Maroc (ilans le massif de l'Amljera. entre Tétouan et Ceuta)2, mais non plus en Tunisie, où il y en avait autrefois, d'après le témoignage des textes ;.
L'Afrique était pour les anciens la terre classique îles bètes féroces'. Avant la domination romaine, elles abondaient tellement dans certaines régions qu'elles empêchaient les hommes
1. Hérodote, IV, 194 : 1rs Gyzantes (peuplade de la Tunisie) mangeai des singes (ïc.^y.osxyéo-jiTt), qui existent en très grand nombre dans leurs montagnes. — Diodore de Sicile, XX. .'iS, 3 : à la lin du quatrième siècle, dans une expédition à l'intérieur des terres, Eumaque, lieutenant d'Agathocle, traversa un pays nu les singes ahundaienl el vivaient familièrement avec les hommes: il y avait la imis villes, appelées d'après le nom île ces animaux (en grec niOrixoOo-Mu). Le Périple île Scylax (§ lit : Geogr. gr. min., I, p. 90) mentionne, au quatrième siècle; un autre lieu, appelé de même (ni8r;y.o-jcrii). avec un port, et, eu face, uni' ile avec nue ville. De lieu était situé entre Bizerte et Philippeville : peut-être a Tabarca. De son cùté. Etienne de Byzance indique un nifiipcwv xôtaro;, porl en Libye, dans la région de Cartilage. — Piaule, Poenulus, 1074 : singe apprivoisé, a Carthage. — Athénée, XII, Iti, p. 518, e, citanl Ptolémée Évergète mention de gens qui venaient acheter des singes en Afrique, au temps de Masinissa. — Strabon, XVII, 3, i : la Maurusie (Marne actuel) abonde en singes. Strabon ajoute que Posidonius, abordant sur le littoral, lors d'un voyage de Cad.- en Italie, eu vit un grand nombre dans une forêt, spectacle qui le divertit beaucoup. — Manilius, IX, CGI3 : il indique en Afrique des cercopes, mut fort mal choisi, puisqu'il désigne des singes à queue (chez les magots la queue est très rudimentaire). — Juvénal, X, 193-3 : singes des forêts de Thabraca (Tabarca). — Lucien, Dipsad., 2 : dans le désert, dit-il. — Élien, ft'at. am'm., Y. 54 : ruse de.- panthères eu Maurusie pour prendre de- singes. — Anthologia latina, edit. Riese, p. '-(il. u" :|:iu : singe -avant a Carthage, à l'époque vandale. — Isidore de Séville, Etymol., XIV, 'i, 12 : singes en Mauritanie Tingitane. — Sur une stèle punique de Carthage, un vuil un singe grimpanl a un palmier : Comptes rendus de VAcadémie des Inscriptions, INS'i, p. H ni. Les singes représentés sur deux mosaïques d'Oudno (Gauckler, Inventaire des mosaïques du Tunisie, u" 392 et a" 381 = Monuments Piot, III. p. 2IS. flg. 12) ru' siuil pas des singes de Berbérie, car ils sent pourvus d'une longue queue,