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sont de la grandeur des bœufs et dont les cornes servent à faire des lyres phéniciennes : on a corrigé, avec vraisemblance, ô'ousç en ôvj-'îç. L'oryx, au dire de Pline ', vit dans les parties de l'Afrique, dépourvues d'eau, que parcourent les Gétules; il se passe de boire. Juvénal2 mentionne aussi l'oryx gétule, dont la chair était appréciée des gourmets. Pline dit encore, à propos des oryx, qu'ils ont le poil tourné vers la tète 3 et qu'ils n'ont qu'une corne 4. indication qu'il a empruntée à Aristote 5. Il n'est pas sur que, dans ces divers textes, le terme ope, oryx désigne l'antilope appelée aujourd'hui parles zoologistes Oryx leucoryx, qui vit en Nubie et dans le Soudan, mais dont l'existence dans le Nord-Ouest de l'Afrique n'a pas été constatée avec certitude. En ce qui concerne l'animal dont parle Hérodote, je croirais volontiers qu'il s'agit de l'addax6.
L'addax est mentionné par Pline7 : « Le strepsiceros 8, que l'Afrique appelle addax, a des cornes dressées, autour desquelles tournent des cannelures et qui se terminent par une petite pointe; elles conviendraient pour faire des lyres9. » A la fin du ivc siècle, Symmaque '" était en quête A'addaces, destinés à paraître dans des spectacles. On peut admettre que ce strepsi