Conf. t. IV, p
4. Meltzer, Gescfiiclite der Karlliager. 1, p. 439. La lîlaiichère, DulL de corresp. afric, l, 1882-3, p. 3G0-3; le même, .)fusée d'Oran, p. 12.
Jibyque de 23 consonnes ne présentait guère plus de ressources que l'alphabet punique de 22 consonnes pour reproduire les articulations de la langue indigène.
Nous sommes donc disposé à croire que l'alphabet libyquo €st plus ancien. Alais, comme les Afiicains éprouvaient rarement le besoin de s'en servir, on s'explique que la plus vieille inscription libjque à date certaine ne soit pas antérieure au jnilieu du second siècle. Il se peut que les progrès de la civilisation dans les Etats de Masinissa et de ses successeurs aient donné un regain de faveur aux caractères indigènes. L'usage de l'écriture se répandit alors bien plus qu'auparavant. Tandis que des Numides adoptaient, comme leurs souverains, Ja langue punique avec son alphabet, d'autres ne voulurent sans doute pas renier l'héritage de leurs pères; d'autres enfin acceptèrent les deux langues et les deux alphabets : les inscriptions bilingues de Dougga en font foi.
Dans les colonies maritimes qui obéissaient à Carthage, le phénicien était à la fois la langue officielle et la langue commune^. Sur le territoire carthaginois, c'est-à-dire sur une grande partie de la Tunisie, beaucoup d'indigènes comprenaient •et parlaient, — plus ou moins mal, — la langue de leur maîtres : Jes occasions ne leur manquaient pas d'en faire usage dans les relations administratives et économiques, surtout au service militaire". Les iierbères acquièrent, du reste, assez aisément la connaissance des langues étrangères'.
Au temps où Carthage existait encore, le punique dut -commencer à se répandre en Afrique, même en dehors des