Joh., II
SculpHlis illc
disperse roborc Gurzil
Seinditur, ardentosque palam mittctur ad ignés.
Tous ces témoignages appartiennent à des temps postérieurs à l'époque que nous étudions, mais les dieux qu'ils nomment n'étaient évidemment pas de création récente.
Comme on le voit par Corippus, les Romains cherchèrent' dans leur panthéon des divinités avec lesquelles ils pussent les identifier. Les raisons, sans doute très diverses, de ces assimilations nous échappent. Il se peut que, parfois, comme en Gaule ', le nom d'un dieu indigène ait été accolé à celui d'un dieu gréco-latin. Une dédicace de Tabarca- s'adresse Plut{oni) Vaviccalae; une autre, de Guelma% Telluri Gllvae; mais peutêtre convient-il de mettre une virgule entre les deux mots, qui désigneraient deux divinités distinctes, et non pas une divinité mixte. Plus fréquemment, les hommes qui s'exprimaient en latin ont dû remplacer le nom libyque par un nom romain^ et, alors, il nous est impossible de reconnaître qu'il s'agit dun être divin d'origine africaine, sauf pour cette Diane qui, sur une inscription de Sétif, est qualifiée de Diana Augusta Maurorum\
Très souvent, on ne s'est sans doute pas contenté de déguiser le petit dieu local, mais on l'a remplacé par une grande divinité de la naturel Les Phéniciens établissaient volontiers.
Joli., V, 495 : (lerna)
Et simulacra sui sccum tulit horrida Gurzil. Ibid., V, 501-2 :
... dum frangitur ille per hostes, Dum conliant nitidum flamma solvente metallum.