vec Movers, l. c
7. Un double hermès, trouvé à Tusculum et conservé à Berlin, représente l'Afrique, couverte d'une dépouille d'éléphant, et Triton, qui est peut-être ici le dieu du lac Tritonis : Kônigl. Museen :u Berlin, Besclireib. der antik. Skulpt., p. 89-90. n°207; M. Jatta, Le rapprescnlanze figuralc dellc provincie romane (Home, 1908), p. 31 et ng. 7,
8. Ilésianax, dans Fragni. hist. Graec, III, p. 70-71, n° 11 (sur ce texte, voir t. III, p. 83, n. 3).
s'agit d'iiQ dieu indigène, ou du Baal Hammon punique, identifié par les Grecs avec Cronos \
Nous avons des mentions d'un Héraclès des Libyens ^, d'un Hercule libyen ^ Mais il est certain qu'on a parfois qualifié ainsi V « Hercule » introduit par les Phéniciens en Libye, le dieu Melqart*. L' « Hercule » adoré dans une grotte, près de Tanger % a pu être quelque divinité des Libyens, car, en ce lieu, se célébrait un culte indigène"; je ne sais pourquoi il fut identifié, soit avec l'Hercule tyrien, soit avec Héraclès. Au contraire, rien n'oblige à croire que l'Hercule auquel on attribuait la fondation des villes de Theveste et de Capsa ' ait été un dieu africain : si Salluste qualifie de libyen le fondateur de Capsa, Paul Orose (d'après Tite-Live?) le qualifie de phénicien ^
Le roi de Maurétanie Juba II prétendait descendre d'Hercule ^, et il se peut que, plus tôt, on ait imputé la même origine à son père, Juba pi", roi de Numidie ^*. Nous n'avons pas de preuves que leurs aïeux aient revendiqué cette illustre