‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nordChapitre 242 sur 307 · Voir t. I, p. 451 et suiv. ; ici, p. 1S · texte numérisé non relu

Voir t. I, p. 451 et suiv. ; ici, p. 1S

3. Carton, dans L'AnthropoL. II, 1891, p. 7-8 (Bulla Regia). Le même, Dikouv., p. 352 (Téboursouk).

4. Dans la région du Kef : Hilaire et Renault, B. a. Comité, 1898, p. 321. Ils disent pourtant (p. 329) que ce dolmen ne paraissait pas avoir été violé.

5. Dans des tumulus du djebel M'sabiha (à l'Ouest d'Oran) : Pallary, Assoc, franc., Marseille, 1891, II, p. 605 (on ne dit pas dans quelles conditions cotte découverte a été faite). Dans un dolmen de Djelfa : Lelourneux, Bull, de la Soc. de climatolotjie d'Alger, VI, 1869, p. 70 (conf. R. afric, XXIX, 1885, p. 144). — Près de la frontière algéro-marocaine, on a trouvé, non pas dans la case d'un dolmen, mais entre la case et l'enceinte, sous une dalle, trois haches polies, en silex, et un rognon de silex qui, par un jeu de la nature, ressemble vaguement à une figurine. Auprès, un foyer, recouvert de pierres, témoignait peut-être d'un repas de sacrifice. Vélain, R. d'ethnogr., IV, 1885, p. 310 (pour le foyer, v. infra^ p. 242). Il s'agit là, évidemment, d'un dépôt rituel, intéressant le mort ou les. morts enfermés dans la case. — Dans un tumulus du Sersou, Bourguignat (Monum. symbol. de l'Algérie, p. 16; pi. II, fig. 4-5) a recueilli une hachette en pierre polie avec quelques silex taillés. Trouvaille qui no peut servir à dater la tombe, car ces objets étaient, non pas avec les ossements, mais parmi les matériaux constituant le tumulus.

fi. Conf. supra, p. 174.

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qu'on y voyait des talismans' : c'est très probablement afin d'assurer une protection aux morts qu'on les a déposés auprès d'eux ^

A l'exception de ces haches, jamais des objets en pierre taillée, datant des âges paléolithique et néolithique, ne font partie du mobilier des dolmens. Car on ne doit tenir aucun compte des silex qui ont pu être jetés dans l'enceinte du monument, ramassés pêle-mêle avec la terre et la pierraille que les constructeurs trouvaient sous leur main'; on doit aussi naturellement, laisser de côté ceux qui gisent aux alentours*.

Parfois, au contraire, — rarement, à vrai dire, — des silex taillés ont été découverts sous des tumulus du Sud oranais et du Sahara, dans des conditions telles qu'il convient de regarder ces objets comme contemporains des morts \ Mais ce n'est pas là une preuve d'une antiquité très reculée, puisque, dans le voisinage et à l'intérieur du désert, l'usage des armes et outils en pierre s'est certainement conservé bien plus lono-temps que dans les régions voisines du littoral \

I>es sépultures indigènes, dolmens, tumulus, cromlechs chouchet, contiennent des bijoux en métal. Le cuivre nous l'avons dit', semble être au moins aussi fréquent que le bronze. Mais les objets en cuivre pur que renferment les tombes ne datent pas de temps antérieurs à l'âge du bronze.

2. Pour le dépôt de haches polies dans des tombes très postérieures à l'époque néolithique, voir, p. ex., ûéchelette. Manuel, II, p. 1042; Modestov, Introd. ù ihisi. romaine, p. 184.

3. Voir, p. ex., Féraud, R. Constanline, Vil, 18G3, p. 223; Chabassière, ibid XXIV, i886-7, p. 125; Debruge, ibid., XLIV, 1910, p. 85; Merlin, B. a. Comité, 1912*, p. CXCl.

4. Quelques silex taillés, pointes de flèches, lames, hachettes (R. afric. II 1857-8, p. 485; de Bonstetten, Essai sur les dolmens, Genève, 1865, pi. IV, fi"-. 2-4* 6), ont été trouvés, non pas dans les dolmens des Béni Messous, mais à côté ■ Régnault, Bull, de la Soc. d'hist. natur. de Toulouse, 1882, p. 243.

5. Gautier, Sah. algér., p. 06, 67. Voinnt, B. Oran, 1908, p. 336. Frobenius l c p. 61, lig. 28, 29. ' ■ ■'

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