Conf. t. Il, p. 359; Schulten, Numanlia, 1, p
depuis les guerres puniques jusqu'au vi^ siècle de notre ère'. Ils lui donnent plusieurs noms, grecs et latins-; ils l'appellent aussi caelra (ou cetraY, terme probablement espagnol : les Ibères se servaient, en effet, du même bouclier^ Nous en avons quelques images^ Sur des stèles de la grande Kabylie^, des guerriers tiennent leur cœtra de la main gauche, avec plusieurs javelots. Les cavaliers maures de la colonne Trajane^ la tiennent de la même main, comme il est naturel dans le combat, l'autre main s'apprêtant à lancer le javelot*. C'est ce bouclier qui apparaît souvent sur les gravures rupestres du Sud oranais et du Sahara, dites libyco-berbères®, dont les plus anciennes ne sont pas antérieures aux derniers siècles de l'antiquité. Il est encore usité chez des Africains, non pas en Berbérie, ni dans le Sahara, mais dans le Nord-Est du continent, chez les Bedja, les Abyssins et les Somali.
1. Tite-Live, XXII, 48, 2. Appien, Lih., 46. Salluste, Jug., XCIV, 1. Paul Orose, Y, lo, 17. Strabon, XVII, 3, 7. Servius, In Aeneid., YII, 732. Ammien, XXIX, 5, 39. Notit. dignit., Occid., V, 84 et 2.33; VII, "M. Procope, B. V., II, 11, 19 et 26. Corippus, Joh., II, 114, 126, 153-4; V, 323, 335; VIII, 191.
2. 'XijTZ'.z (Procope), TTé/.Tr, (Strabon), dipeus (Corippus. passim), scutum (Salluste, Paul Orose, Servius), parma (Tite-Live; Pomponius Mêla, I, 26; Ammien; €orippus, V, 323).
3. Servius, l. c. : « caetra, scutum loreum, que utuntur Afri et Hispani » (oonf. Isidore de Séviile, Etym., XVIII, 12, 5 : « scutum loreum sine ligno, quo utuntur Afri et Mauri »). Schol. à Juvénai, XI, 140 : « cetras..., scuta Mauroruin minora ». Pline l'Ancien, XI, 227. Silius Italiens, III, 278. Notit. dignit., II. ce. : « Mauri cetrati ». Corippus, Joh., Il, 133; VIII, 191 (où la caetra des indigènes est opposée au clipcus des Byzantins).