‹ Histoire ancienne de l'Eglise (volume 2)Chapitre 125 sur 205 · Saint Jérôme, De viris · texte numérisé non relu

Saint Jérôme, De viris

l'église et l'état au III* SIÈCLE 367

et Protoctète, prêtre de Césarée en Palestine, furent arrêtés, et qu'il leur écrivit son Exhortation au martyre. Lui-même fut obligé de se cacher. Tous les trois, pourtant, ils survécurent à la persécution. Elle fut très vive en Cappadoce, où le légat ne se borna pas à poursuivre les membres du clergé et sévit indistincement contre tous les fidèles^. A Rome, l'évêque Pontien et Hippolyte, chef d'une communauté dissidente, furent arrêtés et exilés en Sardaigne, où ils ne tardèrent pas à mourir'^. A Antioche, à Alexandrie, à Jérusalem, à Césarée de Cappadoce, les évêques échappèrent aux recherches, car on ne signale aucune vacance de ces sièges au temps de Maximin. On peut en dire autant de l'évêque de Carthage : aucun des prédécesseurs de saint Cyprien n'avait été martyr. En somme les édits de Maximin paraissent avoir été assez peu exécutés de son vivant ; ils ne reçurent aucune application après sa mort. Gordien III (238-243) et Philippe (243-249) laissèrent en paix les chrétiens. Philippe était chrétien lui-même ; on le disait, du moins ^, mais seulement en son particulier, car ses monnaies et ce que l'on connaît de ses actes n'indiquent aucune différence extérieure, au point de vue religieux, entre lui et les autres empereurs.

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