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trois paysans, Priscus, Malchus et Alexandre, qui furent jetés aux bêtes en même temps qu'une femme de la secte marcionite. Mais ces martyrs s'étaient dénoncés eux-mêmes.
En Syrie et en Asie-Mineure, l'invasion des Perses fit peut-être trêve à la persécution ; cependant le silence des documents directs n'est pas une raison suffisante pour l'affirmer. Valérien disparu, Macrien dut maintenir les rigueurs qu'il avait inspirées. Il n'en fut pas de même de Gallien, dont le nom figurait, il est vrai, avec celui de son père, en tête des édits contre les chrétiens, mais dont les sentiments favorables ne tardèrent pas à se manifester. Les poursuites cessèrent. Les évèques, rendus à l'exercice de leurs fonctions, s'enhardirent au point de s'adresser à l'empereur et de lui réclamer les églises et les cimetières confisqués. Gallien donna ordre de les leur rendre. Eusèbe eut sous les yeux deux lettres impériales relatives à ces restitutions ; de l'une d'elles, qui était adressée à Denys d'Alexandrie, Pinnas, Démétrius, et autres évêques, il inséra une traduction dans son Histoire ecclésiastique^.
Avec le règne de Gallien s'ouvre une longue période de paix religieuse. La persécution directe et effective ne reparut que dans les dernières années de Dioclétien, à partir de 303. Aurélien eut, il est vrai, sur la fin de son règne, l'idée de recommencer les hostilités ; il prit