Fragments de cette apologie dans Eus., VI, 40 ; VII
bout. Rentré à Alexandrie, sans doute dès la nouvelle de la catastrophe de Valérien, il ne tarda pas à voir s'allumer la guerre civile. Les uns tenaient pour Gailien ; les autres acclamaient les fils de Macrien. La ville était partagée en deux camps bien retranchés, entre lesquels les communications étaient impossibles. La principale rue les séparait. Il n'y passait plus personne ; elle évoquait à l'esprit l'image du désert de l'Exode, tout comme les eaux du port, teintes du sang des combattants, rappelaient le souvenir de la mer Rouge. Le blocus intérieur empêchait l'évêque de communiquer avec ses fidèles ; il était obligé de leur écrire, tout comme s'il eût été de nouveau en exil. Encore était-il malaisé de faire passer même une lettre. On communiquait plus aisément d'un bout de l'empire à l'autre que d'un quartier à l'autre d'Alexandrie^.
La ville finit par rentrer tout entière sous l'autorité de GaUien^. En attendant de nouvelles convulsions politiques 2. elle fut dévastée par une peste terrible, où périt une grande partie de sa population. Les chrétiens se distinguèrent alors par leur zèle à soigner les malades à ensevelir les morts ^. La paix religieuse, au moins, était complète. Gallien avait lui-même écrit à Denys et à divers autres évêques pour leur