‹ Histoire ancienne de l'Eglise (volume 2)Chapitre 180 sur 205 · Cod · texte numérisé non relu

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Duchesne, Hist. anc. del'Egl. - T. I. 32

498 CHAPITRE xxrv.

Méthode écrivait avant que les débats théologiques du IV« et du V^ siècle n'eussent précisé le langage et même les notions théologiques. En dépit de ses bizarreries, son nom demeura respecté. On lui sut gré d'avoir malmené Origène et relevé la virginité. Sa carrière, du reste, se termina par le martyre.

A Antioche, la déposition de Paul de Samosate n'avait pas fait évanouir toutes les difficultés. Domnus, le successeur que lui avait donné le concile, paraît avoir siégé peu de temps ; il en fut de même de Timéc, qui vint après lui. L'épiscopat de Cyrille s'étendit au contraire sur plus de vingt années, jusqu'à la veille de la persécution. On ne sait rien du gouvernement de ces évêques, si ce n'est qu'ils tinrent rigueur aux partisans de Paul, ce qui est bien naturel. Ceux-ci s'étaient organisés en une petite église, qui fit parler d'elle jusqu'au temps du concile de Nicée. Mais l'opposition était représentée aussi par une école, celle du prêtre Lucien.

Lucien 1 était un très savant homme : on vanta bientôt^ ses travaux sur le texte de l'Ancien Testa-

1. D'après sa légende, qui montre elle-même quelque hésitation sur ce point (wr z 7:sc'. auTOU Ai"'-?) Lucien serait né à Samosate, de parents distingués ; dans sa première jeunesse il aurait suivi à Edesse les leçons d'un exégète célèbre appelé Macaire. Tout cela est bien douteux. Le narrateur paraît s'être plus inspiré du souvenir de Lucien le satirique et de la célébrité des écoles d'Edesse au V« siècle que d une tradition sérieuse. Il a, du reste, écrit assez tardivement, car il dépend de Philostorge. Sur ceci v. Pio Franchi de' Cavalieri dans les Sludi e doc. di sloria e diritto, 1897, p. 110 et suiv. ; cf. Nuovo Bull, di archceol. christ., 1904, p. 37.

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