‹ Histoire ancienne de l'Eglise (volume 2)Chapitre 182 sur 205 · De resurrect., 8 ; adv. Marc, I, 14 : III · texte numérisé non relu

De resurrect., 8 ; adv. Marc, I, 14 : III

2. Cette dernière cérémonie a disparu de l'usage ; l'onction et laconsignation forment, avec l'imposition des mains, le rituel spécia de la confirmation.

ajoute que toutes ces cérémonies étaient pratiquées par les Marcionites, force est d'admettre qu'elles remontent au moins à la première moitié du 11^ siècle.

La célébration du baptême était toujours précédée d'une préparation spéciale ; elle avait lieu généralement à Pâques ; les semaines précédentes étaient employées à terminer l'instruction des candidats, qui, dès lors, n'étaient plus considérés comme de simples catéchumènes ; on les appelait compétentes en latin, (po)-:^o;j,svoi en grec. On leur apprenait et on leur commentait la règle de foi, ou symbole.

Au moment de recevoir le baptême ils devaient renoncer publiquement, devant l'assemblée chrétienne, à Satan, à ses pompes, à ses œuvres, c'est-àdire en somme, au paganisme \ à son culte et aux mœurs faciles. Puis ils déclaraient adhérer à Jésus- Christ, et, en signe d'adhésion, ils récitaient la profession de foi.

La formule du symbole était encore, dans toute l'Eglise, celle qu'on appelle le symbole apostolique. Le texte usité de nos jours ne diffère que très peu de celui qui était déjà traditionnel à Rome au commencement du lll^ siècle.

» Je crois en Dieu, Père tout-puissant^; et en » Jésus-Christ son Fils unique, notre Seigner, né^

1. Cette renonciation ne se comprend que pour les néophytes ve- Hant du paganisme. Il est clair que les convertis du judaïsme n'avaient pas à renoncer à Satan. Les formules ont été établies pour d'autres que pour eux.

2. Le texte actuel ajoute ici : « Créateur du ciel et de la terre ».

3. « Conçu du Saint-Esprit, né de la vierge Marie ; qui a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli ».

» du Saint-Esprit et de la vierge Marie, crucifié sous » Ponce Pilate et enseveli^, ressuscité des morts le » troisième jour, monté aux cieux, assis à la droite » du Père, d'où il viendra juger les vivants et les )' morts ; et au Saint-Esprit, à la sainte Eglise % » à la rémission des péchés à la résurrection de la » chair »^.

Tertullien connaît déjà ce texte, qui, durant le Ille sécle, passa d'église en église et finit par s'imposer partout. Il est caractérisé par sa distribution en trois articles, correspondant aux trois termes divins de la formule baptismale, par un court résumé de l'histoire évangélique, annexé au second article, et par la mention, au troisième, de l'Eglise, du baptême (rémission des péchés) et de la résurrection. Il y a bien des raisons de croire que ce symbole romain a été constitué longtemps avant le moment où il est attesté.

Le premier article n'offre aucune trace de préoccupation à l'endroit des hérésies gnostiques : Dieu y est qualifié simplement de tout-puissant, sans que l'on ait jugé nécessaire de marquer son identité avec le Créateur. Il semble bien qu'il en eût été autrement si l'autorité religieur e d'où procède cette formule avait eu le péril gnostique sur son horizon. Aussi ne doit-on pas hésiter à remonter jusqu'à la pre-

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