I Cor., m
épîtres aux Ephésiens et aux Colossiens. La première paraît avoir été une sorte de circulaire, dont des exemplaires furent adressés à diverses communautés. Elle ne présente aucun trait local. Il n'en est pas de même de l'épître aux Colossiens, dont les destinataires sont bien déterminés. Un court billet s'y trouve joint, l'épître àPhilémon.
Avec ces lettres nous sommes transportés à la lisière du pays phrygien vers les anciennes régions de Lydie et de Carie. Hiérapolis, Laodicée, Colosses, trois villes importantes, s'élevaient de ce côté, à peu de distance l'une de l'autre, dans la vallée du Lycus. Paul n'avait pas évangélisé en personne cette partie de la province d'Asie : cependant on l'y reconnaissait pour maître spirituel. Sans doute il avait envoyé là quelqu'un de ses auxiliaires. Dans sa captivité il reçut la visite d'Epaphras, l'un des principaux chefs religieux de la région, qui le renseigna sur la situation intérieure de ces communautés. Paul se décida à écrire les deux lettres dont j'ai parlé et dont je vais extraire les passages propres à renseigner sur la crise doctrinale qui travaillait les esprits des chrétiens asiatiques.
Coloss. I, 15-20 : « Il (Jésus-Christ) est l'image de » Dieu invisible, le premier-né de toute création, car » par lui 1 a été créé tout ce qui existe au ciel et sur » la terre, les choses visibles et les choses invisibles,