Ci-dessus, p
une à l'église de Lacédémone, où il recommandait !a saine doctrine, le som de la paix et de l'unité, et une autre à l'église d'Athènes, qui venait de traverser une crise presque fatale. Les Athéniens, ayant perdu dans une persécution leur évêque Publius, s'étaient lassés de la foi et de la vie chrétienne. Ils étaient presque retournés au paganisme. Heureusement, le zèle de leur nouvel évêque, Quadratus, les avait remis dans le bon chemin. Dans cette lettre, Denys parlait aux Athéniens de leur premier évêque, Denys l'Aréopagite, converti par saint Paul.
La Crète possédait dès lors au moins deux églises, celle de Gortyne et celle de Knossos. A celle de Gortyne, dont l'évêque s'appelait Philippe, il adressait ses félicitations pour le courage qu'elle avait montré, sans doute pendant quelque persécution ; il recommandait en même temps de se défier des hérétiques. C'est peut-être à l'instigation de Denys que Philippe écrivit contre les Marcionites^. Dans sa lettre aux Knossiens, Denys conseillait à leur évêque Pinytus de ne pas exagérer le devoir de la continence et de tenir compte de la faiblesse humaine. Pinytus répondit, remerciant l'évêque de Corinthe et le priant de recommencer, en ne craignant pas de s'élever au dessus des éléments et de distribuer aux Cretois un aliment plus substantiel. Denys écrivit aussi à de plus lointaines églises, celle de Nicomédie